19 juin 2015

Le test de l'été : Survivrais-tu dans un Jurassic Parc ?

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Bien choisir ses vacances, c'est important. Il n'y a rien de pire que rater ses vacances et rentrer tout grognon.

Tu en as rêvé, il est là, pour toi, LE test de l'été pour t'aider à bien choisir tes vacances : Survivrais-tu dans un Jurassic Parc ?

12 Questions pour apprendre à te connaître et passer des vacances d'enfer à faire pâlir les keupines.

Prêt ?  La réponse en fin de test !


1/ On te propose de partir 5 jours tous frais payés dans un parc animalier situé sur une île paradisiaque pour observer de vrais dinosaures vivants. Comment réagis-tu ?
A - Ho chic ! Mais heu... c'est pas un peu dangereux les dinosaures ?
B - Ton sac est déjà prêt. On part quand ?
- On devait pas plutôt aller chez tante Adèle dans le Périgord ?
2/ Qu'emportes-tu avec toi pour ton séjour ?
A - Du spray anti-moustiques.
B - Ta perche à selfie.
C - L'oeuvre complète de Maurice Druon.
3/ Te voici arrivé à destination. Quelle excursion veux-tu faire en premier ?
A - Voir les majestueux diplodocus dans leur enclos, abrité dans des passerelles blindées.
B - Le safari T-Rex en 4x4 ! Sensations garanties.
C - Le spa à remous dans une ambiance tropicalisée sur le toit de l'hôtel.
4/ Une alarme retentit : la Sécurité demande aux visiteurs de quitter immédiatement l'attraction sur laquelle tu te trouves.
-  Une dernière photo de ce petit allosaure et on y va !
B - Tiens un troupeau de tricératops en train de courir là bas. Allons les observer de plus près ! Les copains vont être trop jaloux sur Facebook.
C - Tu obéis sans te faire prier et rejoins calmement l'accueil du parc. Mais... Ho, le joli petit lézard que voilà...!
5/ Tiens, cet enclos à vélociraptors et ouvert... Les barbelés sont déchiquetés et du sang est répandu sur les murs d'enceinte.
A - Partons alerter tout de suite un agent. Ça ne doit pas être normal...
B - Génial ! Entrons voir ce qu'il se passe à l'intérieur !
C- Fuyons sans plus attendre... Tiens, mais qu'est-ce que c'est que... Arrrrrgh !
6/ Alors que tu t'es perdu dans la jungle, tu te trouves soudain nez à nez avec un vélociraptor...
A - Tu essayes de ne pas bouger en espérant qu'il ne te voie pas.
B - Tu essayes de lui caresser le museau. Coutchi coutchi coutchi...
C - Tu pars en courant en regardant sans cesse derrière-toi, au risque de te prendre les pieds dans un tronc d'arbre.
7/ Après avoir survécu à l'attaque du vélociraptor, te voici seul au milieu de nulle part lorsque la nuit tombe.
A - Tu grimpes dans un arbre pour te mettre à l'abri. On ne sait jamais...
B - Ton sens de l'orientation t'indique que le camp est derrière cet immense marécage d'herbes hautes. Il n'y a qu'à le traverser !
C - Après avoir lancé une fusée de détresse que tu avais par hasard dans ton sac à dos, tu te roules en boule dans des fougères en pleurant à gros sanglots.
8/ Au petit matin, tu es réveillé par des vibrations sourdes dans le sol.
A - Cachons-nous dans cette grotte. Quoi que cela puisse être, cela ne nous trouvera pas.
B - Ça doit être un gros animal, comme un tyrannosaure. Laissons-le approcher : il paraît que les mâles ont les yeux bleus.
C - Tu te mets à courir droit devant toi en hurlant, les bras en l'air. 
9/ Un tyrannosaure affamé est maintenant à tes trousses. 
A - Tu essaies de démarrer un 4x4 laissé à l'abandon pour prendre la fuite. Allez démarre, mais démarre...! Tu vas démarrer oui ...?
B - Tu essaies de le semer dans les marécages en te faufilant parmi les herbes hautes et en retournant de temps en temps, pour voir s'il a bien les yeux bleus...
C - Tu réussis in extremis à t'enfermer dans un local technique abandonné tandis que la bête essaie de défoncer la porte rouillée, calée à l'aide d'un morceau de bois mort.
10/ Te voici au centre de contrôle, plongé dans le noir, lorsque soudain toi et un autre survivant entendez un cri étrange venant de la pièce à côté...
A - Vous décidez de faire deux groupes de un...
B - Pas de panique, vous allez dans le bâtiment situé de l'autre côté de la cour, infestée de raptors, pour réarmer le générateur central.
C - Tu appuies sur le gros bouton rouge marqué SOS placé devant toi. Tiens, pourquoi est-il couvert de sang ? John, tu es toujours là ...?
11/ De retour au camp de base non sans mal, un essaim de ptérodactyles sème la terreur sur les visiteurs qui se font dévorer tout crus.
A - Tu t'empares d'un fusil laissé sur le sol et tu essaies de les dégommer. Pan ! pan !
B - Tu essaies de faire un selfie qui vaille la peine pour InstaGram. Trop popu le ptéro !
C-  Tu sautes dans le premier bus qui part pour sortir les visiteurs de cet enfer. Mais le chauffeur n'a pas vu ce gros rocher au milieu de la route et un pneu vient de crever...
12/ Que ramènes-tu comme souvenir de Jurassic Parc ?
A - Une maquette 3D de tyrannosaure rex.
B - Un gros oeuf bleu que tu as trouvé dans les bois.
C - Une édition rare du "Monde Perdu" illustrée par Zaha Hadid.

*  *  *

BILAN DU TEST :

Tu as un maximum de A :
Les sensations fortes, c'est comme la sauce harissa dans ton kebab : tu l'aimes, mais pas quand ça pique. Es-tu sûr de vouloir passer ces vacances dans un Jurassic Parc ? En tout cas tes chances de survie sont assez faibles et tu devrais faire partie des victimes du second tiers du film. Bravo d'avoir tenu jusque là !


Tu as un maximum de B :
L'aventure c'est ton truc. D'ailleurs tu as déjà participé 8 fois à Koh Lanta et survécu à 3 crash d'avion. Téméraire et vaillant, tu t'éclates au milieu des dinos comme un gamin dans une fête foraine. Fou furieux inconscient ou héros, tes chances de survie sont assez importantes. Il se pourrait même que tu sois l'un des personnages principaux du film. Attention, tous n'arrivent pas entiers jusqu'au générique de fin...


Tu as un maximum de C : 
Comment dire ? Non... vraiment, les parcs à dinosaures c'est vraiment pas pour toi. Et si tu te trouves là, c'est uniquement parce que l'on t'y a traîné par la peau des fesses. Le calme du Périgord ou de la Meuse te convient davantage. Mais réjouis-toi : tu finiras dévoré par une bestiole dans un jaillissement d'hémoglobine qui fera frémir les spectateurs. Ta dernière heure sera aussi celle de ta gloire !

16 juin 2015

Jurassic World

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Jurassic World

Réalisé par : Colin Trevorrow

Avec : Chris Pratt (Graou !), Bryce Dallas Howard, Nick Robinson

Genre : Reportage animalier, 30 Millions d'amis, Un dîner presque parfait

Durée : Juste ce qu'il faut

Synopsys : Quelque part au large du Costa Rica, sur un île paradisiaque, un riche homme d'affaire décide de rouvrir le Jurassic Parc, malgré la tragédie et le fiasco intégral de la précédente édition qui avait malencontreusement transformé le parc d'attraction en banquet humain à ciel ouvert. 

Ha mais c'est que tout a changé ma brave dame. Maintenant les dinos on les mène à la baguette ! Les raptors ? Au doigt et à l’œil ! Des vrais toutous. Qui veut faire un tour à dos de tricératops ?

Mais pendant que tout ce petit monde joue à saute-raptor en mangeant du pop-corn, maman Indominus Rex, recluse seule dans son enclos blindé, s'ennuie à mourir. Elle irait bien pique-niquer dans les champs et croquer du visiteur. Car maman a furieusement envie de se dégourdir les pattes et elle a très très faim...

Extraits :
- Petit petit petit !
GRROOOOOOOOOOOOOARH !
- Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
[Brom... Brom... Brom...]
- Ho, regardez la chèvre !
GRROOOOOOOOOOOOOARH !
[Cronch, cronch, cronch]
- Il est où le dino ?
[Broum... Broum... Broum...]
GRROOOOOOOOOOOOOARH !
- Je crois qu'on a un problème...
- Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!
- Où qu'il est Kiki ? Kiki ...?
GRROOOOOOOOOOOOOARH !
[Cronch, cronch, cronch]
- Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!
GRROOOOOOOOOOOOOARH !
L'avis de la rédaction : Présenté en avant-première lors de l'ouverture du 37e Congrès International de Paléontologie d'Innsbruk, où il reçut une standing-ovation soutenue, personne n'attendait rien de ce nouvel épisode consacré à nos amis les dinosaures dont le premier, sorti il y a presque vingt ans, avait connu le succès que l'on sait.

Ce fascinant et très pédagogique reportage animalier au rythme soutenu tout ce qu'il faut, fera pourtant bientôt autorité dans tout Muséum d'histoire naturelle ou Ecole Doctorale de Zoologie Comportementale qui se respecte, tant le réalisme et la crédibilité des situations mettant en scène ces fascinants animaux préhistoriques, sont restitués avec un naturel et une authenticité confondants. Nous sommes bien loin de la mièvrerie approximative et si peu scientifique des productions de seconde zone dont la bienséance nous interdit de citer les noms...

Construit sur le socle d'un intéressant et vibrant réquisitoire contre les manipulations génétiques de tout poil contre lesquelles il s'inscrit en faux, le scénario de Jurassic World ne brille toutefois pas en raison de son originalité, aussi peu renouvelée que la couche d'un grabataire dans un sanatorium tchétchène.

Aussi nous ne dévoilerons rien à la trame intime du film en révélant, non sans surprise, qu'encore une fois les bestioles en captivité vont s'échapper de leur enclos et se mettre à dévorer à peu près tout ce qui leur tombera sous la canine.

"Il n'y a pas une grande différence entre un singe et un papillon. En tout cas, il y en a beaucoup moins qu'entre un homme et une femme..." affirmait Georges Wolinski. Parions que sous la dent d'un vélociraptor la différence demeure très négligeable. 

En guise de conclusion : Malgré ses airs de déjà vu, Jurassic World est un divertissement plaisant qui, sans révolutionner sensiblement le genre, vous fera passer un agréable moment. Que demander de plus ?

Note de la Rédaction : GROOOOOARH d'argent.

15 juin 2015

La photo du mois : "Orange"

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Bonjour tout le monde, nous sommes le 15 Juin , il est midi, c'est donc le jour et l'heure de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois !

Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Le thème de ce mois nous a été donné par Xoliv'  et il s'agit de : Orange !

Petite explication de l'auteur :
"Chers potos de photos, pour ma future 38e participation (avec un seul retard) je vous offre le thème du mois de juin : ORANGE, la couleur du bonheur (dixit le musée Beaubourg) alors mettez de l'orange, un ou plusieurs éléments vous êtes libre dans votre photo. Vous avez droit à tout ce que vous voulez et à toutes les nuances d'orange sauf les couchers de soleil qui seront bannis (trop facile)."

Et voici ma contribution :

Mettez un peu d'orange dans votre vie avec les autres blogs participants :

A chaque jour sa photo, A'icha, Akaieric, Alban, Alexinparis, Amy, Arwen,Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Blue Edel, Calamonique, Canaghanette, Cara, Champagne, Chat bleu, Christophe, Cocazzz, Céline in Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Dom-Aufildesvues, Dr. CaSo, El Padawan, Estelle, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Galéa, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, Iris, Isaquarel, J'habite à Waterford, Josette, Josiane, Julia, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lecturissime, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loqman, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Milla la galerie, MissCarole, Morgane Byloos Photography, My Little Reflex, MyLittleRoad, Nanouk,Nicky, Noz & 'Lo, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, ratonreal, Renepaulhenry, Rosa, Rythme Indigo, Sandrine, Sinuaisons, Testinaute, Thalie, Tuxana, Utopique-Lily, Voyager en photo, Woocares, Xelou, Xoliv'.

13 juin 2015

Sale pédé

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Ils s'appellent Damien, Marion, David-Henri, Ali, Françoise ou Mohamed. Ils ont tous les âges, toutes les nationalités, toutes les religions. Ils habitent peut-être en face de chez toi, mais tu ne les vois pas. Ils n'attirent pas le regard.

Et on leur fout la paix.

J'ai fait mon coming-out à l'âge de 15 ans.

Par contre, le grand mec du troisième qui vit en couple avec ce beau black et qui rit toujours fort dans les escaliers en téléphonant, ces deux-là, tu les as vus. Les deux pédés...

J'étais le “pédé” du lycée. Étrange comme intronisation. Difficilement vivable.

Ho ils sont gentils... Ils sont normaux. Ils s'habillent pas comme des tafiolles, eux. Pas comme le fils de Catherine. La pauvre. Ça doit être dur pour elle... Et son mari !

J'ai d'abord découvert les regards, les rires étouffés.

Et puis maintenant "ils" peuvent se marier... Manquait plus que ça ! Ho moi je m'en fous. Tant que c'est pas mon gamin....! Ha ça non alors ! Pas de ça chez moi.

Rapidement, ils se sont mis à me jeter des pierres.

Et puis leur carnaval là... leur truc... la Gay Pride ! Tu crois qu'on en a pas déjà assez avec la fête de la musique ? Nous avant on faisait des boums. Eux ils font ça dans la rue. Non mais franchement c'est sympathique hein. Moi aussi j'aime faire la fête de temps en temps. Mais franchement, ils croient quoi ? Que se trimbaler cul-nu en pleine rue ça va les faire accepter par les gens ? Et puis quoi encore ?

Ils ont essayé de me coincer et tabasser à plusieurs reprises.

Franck il y va lui, à la Gay Pride, avec des amis. Il paraît que c'est sympa tout ces gens qui dansent avec des ballons et des confettis derrière des chars. Même sa copine elle y va avec lui. Et tous les ans en plus. Moi je préfère rester chez moi...

“Hey Damien, pourquoi t'aimes pas la chatte, sale pédé ?!”

Il y a même des partis politiques qui défilent à la Gay Pride. Et des syndicats. De droite et de gauche, comme pour le premier Mai. Avec des banderoles et tout et tout. Ho, tu sais, ils feraient n'importe quoi pour aller gratter quelques voix aux prochaines élections ! Avec nos impôts ! Non mais moi j'y crois plus à la politique. La droite et la gauche, la gauche et la droite, le front national, c'est bonnet blanc et blanc bonnet...  Ils peuvent dire ce qu'ils veulent, moi je vote plus. Elections, piège à cons !

Ils ont essayé de me brûler le visage dans le bus.

Et puis maintenant qu'on leur a donné le droit de se marier, qu'est-ce qu'ils veulent de plus, hein ? Non mais ça suffit avec leurs histoires.

Ils s'appellent Damien, Pierre, David, Ali, Mohamed, Françoise ou Marion. Ils ont tous les âges, toutes les nationalités, toutes les religions. Ils habitent peut-être en face de chez toi, mais tu ne les vois peut-être pas, tant ils font tout pour ne pas se faire remarquer et ne pas attirer les regards sur eux... On sait jamais ce qu'il peut passer par la tête d'un homophobe. Qu'il veuille te fracasser la gueule à coups de poing, ou simplement te virer de ta boite parce que ta gueule de sale pédé ne lui revient pas...

L’homophobie, c’est ça.

Alors toi, qui ira peut-être défiler lors de l'une ou plusieurs Gay Prides qui ont lieu cette année en France et un peu partout dans le monde, n'oublie pas pourquoi tu pourras y être, dans la rue, sans craindre de te faire arrêter manu militari, comme d'autres jeunes gays et lesbiennes dans les années 50, comme d'autres gays et lesbiennes le sont et le seront encore, un peu partout dans le monde, pour la simple raison qu'ils ce qu'ils sont ce qu'ils sont.

Car si aujourd'hui tu peux défiler derrière un char avec des amis à toi, souviens-toi que ce simple droit, bien fragile, ne s'est pas gagné sans heurts, et que des racines homophobes sont encore trop bien ancrées dans notre douce France. 

Ouvre les yeux, regarde donc du côté de certaines communes qui ont viré FN ou dont les élus FN sont en force dans les conseils municipaux, Metz par exemple, et la coupure brute et nette des subventions aux associations LGBT... Regarde Fillon et Sarkozy en train de réécrire la Loi Taubira, regarde Les Veilleurs, regarde La Manif Pour Tous qui est désormais devenue un parti politique... Tu veux faire la fête avec eux ?

Ces enfoirés m'ont volé une partie de mon adolescence.

La Gay Pride n'est pas et de ne doit pas devenir qu'une question de folklore "bisounours" où tout le monde s'aime en chœur, parce qu'elle est et doit rester une démarche fondamentale pour exorciser cette haine qui détruit des vies en toute impunité et précipite des braves gens au fond  de l'abîme. Et qu'il est par conséquent inadmissible de laisser défiler tout et n'importe quoi à nos côtés au prétexte que l'on se doit d'accepter l'autre tel qu'il est, et quoi qu'il pense, fût-il d'extrême droite... 

Y aura-t-il, comme le craignait l'an passé Virgile, un char FN à la Gay Pride 2015 ? A-t-on à ce point la mémoire courte pour oublier d'où nous venons, par où nous sommes passés, calomnies, propos infâmes, faut-il rappeler les efforts titanesques de pédagogie qu'il a fallu déployer pour arriver à vivre à peu près correctement sans nous faire tabasser impunément au premier coin de rue ?

L’homophobie, c’est ça. 

Les passages en italique sont extraits d'un billet de Damien, alias Poupée Barbu, un billet écrit en 2013 à la sueur de ses trippes et que tu iras lire en entier chez lui, car hélas encore d'actualité. Parce que les actes qu'il y dénonce et qu'il a endurés pendant son adolescence ne sont pas derrière nous. Et qu'aux Damien d'hier ont succédé des Damien d'aujourd'hui, preuves vivantes que beaucoup de travail reste encore à faire...

Marchons pour eux.

27 mai 2015

24 mai 2015

Question de tempo

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Lui et moi avons parlé, la semaine dernière, à la faveur d'un café pris en tête à tête chez lui, de bon matin.

Alors que je venais de lui faire une confidence, il posai un "Ha...!" manifestement interloqué, suivi d'un silence qui parut interminable. Puis vint le coeur du sujet : il avait-il un début de nous ? Et la réponse  me fit l'effet d'une douche froide : non, il n'y avait pas de nous...  Ce nous que je croyais pourtant entrevoir.

Car alors que de mon côte je commençais à y croire, lui ne l'avait pas, du tout, envisagé comme cela. Et il ne savait d'ailleurs pas s'il voulait ou pouvait, en l'état actuel de la confusion lente qui règne dans sa tête, envisager, assumer, la possibilité d'une relation.

Pour lui nos instants étaient de très bons moments dont il profitait, assez égoïstement de son propre aveu, sans se poser plus de question que cela, ni essayer de leur donner une forme ou une direction. Contrairement à moi, qui désire un peu d'apaisement dans ma vie et qui ai envie d'envisager un avenir construit. Faire des choses à deux, voyager, me projeter la main dans la main avec quelqu'un. Tant de choses simples, comme un simple câlin, qui me manquent parfois cruellement...

Douche froide donc. Et d'autant plus glaciale que tous les signes qu'il m'envoyait n'étaient pas ceux de quelqu'un d'indifférent. Bien au contraire. Ma déception n'est pas feinte.

Lui laisser du temps ? Le laisser venir ? Laisser mon destin entre les mains incertaines d'un indécis ? Et combien de temps ? La réponse est non, définitivement non. Surtout qu'il ne manifeste nullement l'envie de me voir, comme moi je le lui manifestais. Il n'a d'ailleurs jamais fait le moindre pas vers moi, hormis cette fois où nous nous sommes recroisés voici presque quatre mois. Je comprends mieux maintenant. Nos besoins, comme nos sentiments, n'étaient pas symétriques. Nos musiques personnelles respectives ne suivaient pas le même tempo.

Fin de la partie et retour à la case départ donc. 

Désormais il me faut prendre mes distances, pour que la relation ne devienne pas toxique et que je ne m'emprisonne pas dans des illusions qui pourraient être dévastatrices. Car même si je lui en veux un peu pour son comportement totalement ambigu, ce que j'éprouve pour lui n'est pas purement anodin. Ce garçon me plait encore beaucoup. Il me faut me résoudre à cette idée que  nous n'irons pas plus loin.

Hier soir en rentrant seul chez moi, une sourde vague de solitude m'a anéanti. Des larmes ont coulé... Heureusement la "famille" twitter était là pour me divertir un peu et me changer les idées devant l'Eurovision. Ca m'a fait du bien.

J'ai néanmoins la triste impression que, de côté-là, rien n'évolue. Je me sens profondément seul et j'essaie à tout prix de tromper cette solitude en multipliant les activités, comme je l'ai toujours fait par le passé, ce qui me vaut l'inexacte réputation d'être hyper actif. Si vous saviez...

Tromper ma solitude, qui elle ne me trompe jamais.

19 mai 2015

Le tintement des verres et le parfum des roses

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Ce devait être un beau week-end en famille par une belle journée de mai. L'occasion de retrouvailles, d'enfants qui courent dans l'herbe, de rires sous les mûriers, de verres qui tintent et de parfum de roses. Un week-end de fête. Mes parents fêtaient leur anniversaire de mariage. Le quarantième. Celui d'émeraude, vert comme le sont en ce moment les champs de blés. Alors pour l'occasion, nous avions mis les petits plats dans les grands et invité parents, cousins, cousines et quelques visages amis autour d'une grande table dressée dans le jardin, ornée de bouquets à la fragrance sucrée, et de quelques ballons de couleurs.

La famille dans son sens large et les célébrations familiales sont, chez nous, porteuses de valeurs fondamentales, empreintes de bienveillance autant que d'une force symbolique qui dépasse la simple tradition. Un cocon puissant qui nous protège en même temps qu'il nous unit, par delà les générations et les stricts liens du sang. La famille dans laquelle on naît, celle que l'on se choisit, celle que l'on se construit, celle des amis proches qui en font tout autant partie. Des valeurs simples, sûres, essentielles comme l'est la terre nourricière à un arbre. 

Encore une fois, avant même que le cérémonial ne commence, c'est une sorte de sensation d'oppression qui devait me gagner, comme si la contrainte de cette liesse obligatoire me poussait à fuir malgré moi. Car la conversation que j'avais eue la veille n'avait rien pour me pousser aux plus fastueuses réjouissances, sauf peut-être à apaiser certaines angoisses qui trouvaient désormais leur fondement et leur légitime explication. Au fond, se poser la question, c'est déjà avoir la réponse...

Et puis, en quelques instants, irradié par une aura communicative, tout est retombé, oublié, volatilisé. Oui, je me suis senti remarquablement bien, en paix avec moi-même, en totale harmonie avec les autres. La fête fut belle, le repas délicieux, les sourires nombreux. Inévitablement ma mère a versé quelques larmes à la lecture d'un poème qu'un de leurs amis avait spécialement composé pour l'occasion, et j'ai vu mon père vraiment heureux. Que je les aime, ces instants qui font du bien !

La journée s'est ainsi déroulée avec une infinie douceur, entre volupté et ivresse, sous un ciel parfait mêlé d'azur et de blanc que venaient entrecouper de radieuses mèches de lumière d'un Floréal finissant. Et c'est sous les lueurs soyeuses du crépuscule rougeoyant que s'achevait ce très beau week-end en famille sous un joli soleil de mai, parmi les enfants qui couraient dans l'herbe, les rires sous les mûriers, le tintement des verres et le parfum des roses...

15 mai 2015

La photo du mois : Le Flou et la Vie

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Bonjour tout le monde, nous sommes le 15 Mai, il est midi, c'est donc le jour et l'heure de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois !

Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Le thème de ce mois nous a été donné par Lyonelk et il s'agit de : Le Flou et la Vie.

Petite explication de l'auteur :
"Dès son invention, la photographie est associée à la netteté absolue qui devient sa caractéristique fondamentale. Elle s’oppose en cela à la toile picturale qui, par son contact direct avec la main et le pinceau de l’artiste, ne peut aspirer à une précision aussi franche.
À l’inverse, la définition de la photographie se fonde sur un présupposé de netteté parfaite. Son importance est telle que de nombreux critiques d’Art estiment que la photographie change radicalement les normes de la représentation du réel, instaurant comme principe de base une exactitude irréprochable, à laquelle les œuvres seront comparées. Il s’agissait donc, dès les débuts de la photographie, de définir la technique photographique comme un nouveau standard de la “véritable” exactitude».
Mais « Il y a cependant une sorte de philosophie derrière cette “tendance”. Derrière le “flou”, il y a l’intuition d’une mise au point impossible sur le réel, l’impossibilité de rendre compte du monde dans sa fluidité, son éphémérité, son inexactitude et donc d’en être témoin et d’en porter témoignage. C’est le parti pris d’en saisir le mouvement, le mode d’apparition, dans une sorte d’anamorphose et d’improvisation. » De Jean Baudrillard (Sociologue et philosophe français, 1929-2007)"

Jamais je n'aurais crû que ce thème puisse aussi bien coller à mon actualité immédiate, tellement ce sujet se place dans la continuité de mon billet précédent.

Ma photo, faite ce matin même, est donc éminemment allégorique, en plus de se placer dans le thème proposé.


Une discussion toute fraîche, une petite mise au point, avec ce garçon qui me plait tant m'a montré combien les choses n'étaient pas si claires qu'elles le paraissent et que la vie, comme la route de cette photo, est empreinte de flou. 

Le flou du présent, le flou du futur, le floue de la vie... Comme le flou de cette photo, le flou de notre situation résulte d'une divergence de points de vue car il semble que nous ne regardions pas exactement dans la même direction, ce qui ne veut pas dire que nous cessions de nous voir pour autant. Laissons le temps travailler pour nous, et tirer les choses aux clairs, désormais sans faux semblants. 

Et la vie continue ailleurs :  A'icha, Agathe, Akaieric, Alban, Alexinparis, Amy, Arwen, Aude, Autour de Cia, Ava, BiGBuGS, Blogoth67, Blue Edel, Brindille, Calamonique, Canaghanette, Cara, Champagne, Chat bleu, Christophe, Claire's Blog, CécileP, Céline in Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Dom-Aufildesvues, Dr. CaSo, El Padawan, Estelle, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Galéa, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, Iris, Isaquarel, J'habite à Waterford, Josette, Josiane, Journal d'une Niçoise, Julia, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lecturissime, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, Milla la galerie, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, My Little Reflex, MyLittleRoad, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, Renepaulhenry, Rosa, Rythme Indigo, Salon de Thé, Sandrine, SinuaisonsTestinaute, Thalie, Tuxana, Utopique-Lily, Voyager en photo, Xoliv', Yvette la Chouette.

10 mai 2015

In the air

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Cela fait un peu plus de deux mois que je vois ce garçon, que nous nous sommes revus, et que nous nous revoyons chaque semaine. Nous nous connaissons en réalité depuis plusieurs années, parce que nous nous étions vus une fois, un soir... que nous nous étions plus. Beaucoup en ce qui me concerne.

Par la suite nous nous étions recroisés, à de nombreuses reprises, dans la rue, et nous avions discuté, un peu, sans qu'il ne se passe rien, sinon cet émois si particulier, ce courrant électrique mêlé de ce léger vague à l'âme qui te traverse le corps quand tu te trouves face à une personne dont le charme te transporte et que tu crois lire dans ses yeux qu'il se passe peu ou prou la même chose.

Et puis il y a quelques semaines nous nous sommes à nouveau croisés. Il s'est arrêté, alors que je croyais simplement qu'il m'adresserait un geste amical doublé d'un "Bonjour" poli. Mais non, il s'est arrêté, a enlevé ses écouteurs puis nous avons entamé la conversation. Tout simplement. On s'est un peu raconté nos vies. Il m'a dit être célibataire et avoir supprimé tous ses profils sur les sites de rencontres, sur l'un desquels il m'avait furtivement adressé un coucou quelques semaines auparavant, parceque ça le soulait. Je lui parlais brièvement de mon expérience malheureuse au Québec et de mon retour...  À cette occasion, nous avons échangé nos numéros de téléphone, invitation non dissimulée à nous revoir, ce que nous devions faire peu de temps après.

Voici donc un peu plus de deux mois, peut-être trois, que nous discutons toute la semaine par texto, que nous nous racontons nos journées, que nous nous souhaitons bonne nuit, que  nous nous voyons chaque week-end le temps d'une soirée. 

Je ne peux pas vous décrire l'état de béatitude dans lequel je me trouve lorsque nous nous séparons après une dernière étreinte, ni le déluge de bonheur de produit la sensation de sa tête qui vient s'appuyer sur mon épaule et que sa main se replie sur la mienne pendant que, blottis dans le canapé, nous regardons un film simple prétexte à être ensemble, ou qu'il s'endort épuisé dans mes bras... En totale midinette que je suis, ces instants confinent pour moi au magique. Et j'aimerais qu'ils soient plus nombreux. Tellement plus nombreux... 

Lui est un peu chat sauvage. Il a sa vie, ses amis, ses habitudes. Je ne le ressens pas en demande même si son comportement tant en semaine que lorsque nous sommes ensemble ne laisse, à mon sens, que peu de place à l'équivoque. Comme je l'écrivais dans un précédent billet, de son côté sa modération doit être simplement le signe d'une absolue normalité. Aussi je ne m'inquiète pas outre mesure, même si j'espère plus, peu à peu...

Même s'il n'a pas de compte à me rendre, je le crois sérieux et je le suis tout autant. Et cela me ferait bien chier d'apprendre qu'il continue d'aller voir ailleurs... À cet égard, j'ai moi aussi supprimé mes profils des sites dédiés aux garçons qui préfêrent les garçons. Après deux mois sans m'être connecté, j'en avais pratiquement oublié mon mot de passe ! Et je ne sais d'ailleurs pas si je dois le lui dire, comme lui me l'avait dit ce matin de mars entre deux rayons de soleil. Le dire comme gage affiché de sa confiance ? Ne pas le dire, mais le tenir pour un acquis tacite ? Nous ne nous sommes rien promis ouvertement mais si les choses ont un sens et si les comportements humains devaient être un minimum cohérents, je crois pouvoir dire que la locomitive est sur des rails assez droits. Encore une fois, je l'espère.

Ce que je vais écrire méritera probablement la palme de la phrase la plus cucul la praline jamais publiée sur ce blog mais j'ai tellement d'amour à revendre, ce garçon me plait tellement, et je me sens tellement bien avec lui, que je me freine pour ne pas aller trop vite, erreur que j'ai trop commise par le passé. Aller trop vite, me ronger inutilement les sangs, et me brûler les ailes en lui faisant peur...  

Ce billet un peu décousu est probablement très gnian-gnian, mais j'avais besoin de poser les choses, de les écrire, pour m'en délester un peu et pour pouvoir le relire dans quelques temps, afin de voir où j'en suis.

8 mai 2015

Avengers : l'Ère d'Ultron

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Avengers : l'Ère d'Ultron

Réalisé par : Joss Whedon

Avec : Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Samuel L. Jackson...

Genre : Pamphlet philosophique deleuzien

Durée : Ultron long...

Synopsys : Après avoir brillamment aidé l'équipe des Castors Juniors à récupérer le Sceptre d'Ottokar et les bijoux de la Castafiore, Tony Stark s'ennuie ferme dans son labo. Il fait beau sur Terre et depuis qu'il a réussi à démontrer les conjectures homologiques en algèbre commutative et révolutionné du même coup la table périodique des élements, lui et le Dr Banner n'ont rien de bien croustillant à se mettre sous la synapse.

Farfouillant dans un tiroir poussiéreux, ils trouvent une vieille clé USB contenant l'esquisse d'un programme informatique destiné à assurer paix joie et amour dans la galaxie toute entière. Aussi, après avoir mis la base de données virale Avast à jour, hop, les deux compères se lancent à corps perdu dans cette nouvelle aventure.

Mais soudain Windows98 plante, Ultron s'éveille et la France a peur...

Extraits :
(Pif paf pif paf pif paf ...!)
"La base virale VPS a été mise à jour"
- Alors les tapettes, c'est qui qu'a la plus grosse ?
- Et alors le mec il dit à Thor : "Hey mec, t'es complètement marteau !" (rires gras)
- Qui suis-je ? Où cours-je ? Dans quel état j'erre ?
"La base virale VPS a été krrrrrrrzzzzzzzzz klong"
- Hooooo un méchant !
(Pif paf poum !)
- Gniark gniak gniark, je suis le méchant...
(Brom brom brom badaboum crash...!)
- Je suis le méchant et je vais tuer les gentils !
- On est les gentils et on va tuer le méchant !
(Pif paf pif paf pif paf pif paf pif paf pif paf pif paf...!)
- Gniark gniak gniark, je suis le méchant...
- Un pour tous et tous pour un !

L'avis de la rédaction : Dernier volet de la passionnante saga Avengers, Avenger, l'Ère d'Ultron est, a n'en pas douter, le plus abouti, tant du point de vue de la réalisation que du point de vue scénaristique, confinant ici au virtuose.

Mais bien fade serait ce nouvel opus sans une respectable et salutaire dialectique deleuzienne instillée avec une justesse rare tout au long de ces deux heures trente de débauche d'effets spéciaux, lui procurant une profondeur politique fort bien venue qui, malgré quelques invraisemblances tout à fait excusables, érige Avenger, l'Ère d'Ultron au rang d'incontestable chef-d'oeuvre. 

À voir sans restriction aucune pour tous les passionnés de philosophie déterministe.  

En conclusion : 
" La raison, la force ou la liberté ne sont pas séparables d'un devenir, d'une formation, d'une culture. Personne ne naît libre, personne ne naît raisonnable. Et personne ne peut faire pour nous la lente expérience de ce qui convient avec notre nature, l'effort lent pour découvrir nos joies." 
écrivait Gilles Deleuze dans "Spinoza et le problème de l'expression". Avenger, l'Ère d'Ultron en est la très, très, brillante illustration.

Note de la rédaction : Aspribrosse de cuivre.



Gilles Deleuze "Spinoza et le problème de l'expression" - 1969
Les Éditions de Minuit, Coll. « Arguments », 336 pages
ISBN : 2707300071