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  • L'Oiseau Bleu
  • 19 mars 2009

    En vrac...

    Chaque fois que je l'écoute, le Psaume 24 de Anthony Van Noordt me plonge systématiquement dans la même mélancolie, quelque soit mon état du moment. C'est bien étrange ce pouvoir de la musique d'influer à ce point sur le mental des gens.

    S'il est une chose pour laquelle je suis radicalement sous-doué, c'est bien d'arriver à faire les choses au fur et à mesure, me trouvant toujours réduit à travailler dans l'urgence. Suis-je réellement incapable de m'organiser ? Ou est-ce plus simplement parce que je suis littéralement assailli par un nombre de tâches sans cesse plus nombreuses ... ou un subtil mélange des deux ?

    Hier j'ai reçu un mail d'un gars du labo pour un apéro chez lui en compagnie du reste de l'équipe. Sur le moment je n'ai pas trop su quoi répondre, partager entre d'une part l'envie de voir du monde et le besoin de faire la fête, d'autre part une méfiance de certaines personnes conviées et de leur "langue-de-putisme". Si prises isolément elles peuvent s'avérer charmantes, il en va tout autrement lorsque l'effet de groupe s'en mêle. Oui, non, non oui...? Puis je me suis souvenu que j'avais déjà promis ma soirée à Stéph pour une intégrale Aliens. Etrangement, avoir dit non m'a procuré un vaste sentiment de liberté. Pour vivre heureux, vivons cachés m'a un jour confié une amie. Peut être, peut être pas... je n'arrive pas à me décider.

    Spring is here !
    Why doesn't my heart go dancing ?
    Spring is here !
    Why isn't the waltz entrancing ?
    No desire, no ambition leads me,
    Maybe it's because nobody needs me ?
    Spring is here ! Why doesn't the breeze delight me ?
    Stars appear! Why doesn't the night invite me ?
    Maybe it's because nobody loves me,
    spring is here, I hear !
    L'autre soir une chanson de Chet Baker entendue à la radio alors que je roulais en direction de mon chez moi Toulousain a réveillé des souvenirs que je croyais désormais indolores. C'est con... mais c'est ainsi. Malgré les 9 mois qui se sont écoulés, il est des mots que je ne puis toujours pas entendre prononcer sans avoir envie de chialer, qui me ramènent invariablement à cet "au revoir" que je n'imaginais pas être le dernier sur les quais de la gare, à son sourire illuminant son visage, ne rendant que plus beau son pétillant regard d'ébène. Je me rends compte que je ne parviens difficilement à l'oublier malgré mes efforts, que l'effet "madeleine de Proust" a souvent raison de moi et que dans ces circonstances un je-ne-sais-quoi de maso me conduit irrésistiblement vers des gouffres abyssaux de déprime passagère.
    Parfois j'aurais bien envie de faire comme le héros du film Eternal Sunshine : me faire effacer une partie de la mémoire pour ne plus souffrir. Or il se rend compte en cours de route qu'effacer ces souvenirs revient également à oublier tous les instants magiques qu'il a pu vivre, ces instants fabuleux qui donnent tout leur sens à notre existence et qui font que la vie mérite d'être vécue. Car en définitive, que sommes-nous à part des souvenirs ? (philosophie de comptoir... Roger, un muscadet...).
    Régulièrement je pense encore à Lui, me demande ce qu'il devient, s'il a trouvé une copine, ou s'il a finalement basculé du coté obscur de la force. Avoir totalement coupé les ponts était la seule solution possible. Maintenant je le sais. Mais malgré tout je crois que je l'aime encore, un peu.

    Pourquoi suis-je encore célibataire...? En fait je ne m'étonne pas trop étant donné que je sors assez peu dans des endroits propices aux rencontres. Mes semaines sont déjà assez crevantes pour que je gaspille le temps de mes week-ends à faire des folies jusqu'au bout de la nuit. J'avais pourtant pris le parti de me remuer un peu, de m'inscrire sur divers sites de rencontre mais je trouve tout cela tellement vain et inintéressant ! Du coup pas une seule rencontre susceptible d'engendrer quoi que ce soit à mon effectif. Cela doit bien faire un mois que je ne me suis pas connecté, fut-ce même sur MSN que je déserte totalement. J'ai l'impression amère d'une dangereuse stagnation et je n'aime pas trop ça. Autour de moi les autres construisent peu à peu, font des rencontres, s'installent dans une stabilité rassurante, se marient, ont des enfants. Et moi et moi et moi... En fait je suis l'unique fautif mais j'ai du mal à l'admettre... Je me déteste parfois.

    Il fait si beau dehors, la campagne Toulousaine doit devenir magnifique, les terrasses de café se font idéales, les rues baignées de lumière et les tenues plus légères à souhait. Pendant ce temps je suis acculé à travailler dans ce grand bureau.

    La vie est injuste.

    1 commentaire:

    1. -Roger est mort ! Snif !
      Dites, je peux vous appeler Roger II ?
      -Oui, si ça vous fait plaisir...
      -Roger II muscadets !

      Phillipe Geluck - Le chat.

      Remember...

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