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  • 3 mars 2017

    Fermons les volets

    Vendredi, presque 20 heures, le temps du weekend s'annonce et avec lui le moment de fermer les lourds volets de bois de la fenêtre de mon bureau.

    C'est une belle et haute fenêtre en bois qui fait pratiquement toute la hauteur de la pièce, 3 ou 4 mètres, je ne sais pas précisément. Orientée plein ouest elle offre le soir venu une vue imprenable sur de magnifiques couchers de soleil, l'un des spectacles les plus beaux qui soit et dont je ne me lasserai jamais. 

    Evidemment la fenêtre n'a plus toute la rigidité primesautière de son altière jeunesse. Elle vibre dès qu'il fait un peu de vent et laisse s'engouffrer dans la pièce d'abondants filets d'air plutôt contrariants... De même lorsqu'il pleut, il convient de prendre garde à ce que la crémone soit correctement verrouillée sinon, gare aux inondations !

    Le rituel du soir, et plus encore du weekend, est de fermer les volets, afin de parer à toute éventualité climatique qui pourrait nuire à la salubrité de mon bureau. Deux lourds volets de bois à la peinture écaillée, munis de persiennes. C'est joli les persiennes. Cela donne aux volets une légèreté et une élégance ma foi tout à fait respectables. Et  puis je ne connais pas de pénombre plus invitante à la lascivité que celle qui, l'été, filtre entre les doigts d'un volet à persiennes.

    Voici donc venue l'heure de tirer les volets et de plonger mon bureau dans la semi obscurité jusqu'à lundi, le temps de prendre un peu de repos. 

    Repos du travail tout d'abord qui fut particulièrement soutenu. Je crois que je n'ai pas touché terre un seul jour cette semaine. Moi qui déteste la monotonie, je dois dire que je suis particulièrement servi. J'ai même fait des choses qui m'ont passionné et dont j'ai hâte de connaître le dénouement prochain. C'est un fait suffisamment rare pour être noté. 

    Repos de la semaine, ensuite, dont l'actualité aura été d'une rare intensité et m'a fait publier mardi ce petit passage de Montesquieu que j'aime beaucoup. Car j'ai franchement l'impression qu'en ce moment on marche sur la tête et que les choses ne tournent pas tout à fait rond dans notre monde.

    Figurez-vous donc :

    Un candidat à l'élection présidentielle convoqué à sa mise en examen annonce - malgré les défections dans ses rangs et la houle populaire qui l'enjoint de se retirer - qu'il maintiendra sa candidature ;

    L'autre connasse insalubre de Frigide a continué à déverser sur je ne sais plus quel média son discours méphitique teinté de nawak le plus absolu à propos du candidat Macron ;

    Le premier candidat sus-évoqué appelle à manifester contre le "coup d'Etat des juges" dimanche au Trocadéro ;

    Le premier président et le procureur général de la Cour de cassation ont jugé la situation suffisamment ubuesque pour sortir du bois et se sont fendus d'un communiqué historique appelant à la raison... 

    Oui, fermons donc les volets et les écoutilles sur cette semaine.
    Et reposons-nous gaillardement.

    1 commentaire:

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