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  • 15 mars 2017

    La photo du mois : Sensuel(le)

    13 commentaires
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Mars et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci, Lau* des montagnes nous proposait le thème : Sensuel(le) en nous donnant cette indication :
    Que ce soit une attitude, une courbe, un regard, une matière, un détail, une peau, montrez-nous ce qui est sensuel pour vous. En couleurs ou en noir et blanc, libre à vous de sublimer cette sensualité.
    J'ai trouvé ce thème particulièrement difficile à traiter... D'une part parce que la sensualité relève d'une appréciation éminemment subjective. D'autre part parce que mettre la sensualité - ou du moins quelque chose qui s'en approche - en image m'est apparu comme quelque chose d'extrêmement compliqué. Il faut une idée, ou faire énormément de photos et donc avoir le temps pour cela, pour réussir son coup.

    N'ayant ni trop de temps ni trop d'inspiration, c'est en puisant dans mes archives que j'ai trouvé la photo qui illustrera le thème du mois... 
    La photo du mois continue toute en sensualité sur les autres blogs participants : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Estelle, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Kellya, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Luckasetmoi, Lyonelk, Madame Rêve, magda627, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Natpiment, Nicky, Pat, Paul Marguerite, Philae, Pichipichi Japon, Pilisi, Renepaulhenry, Sous mon arbre,The Beauty is in the Walking, Tuxana, Xoliv', écri'turbulente.

    13 mars 2017

    Petite étoile filante

    1 commentaire
    Une photo, en souvenir de cette petite étoile filante qui a traversé mon ciel pendant quelques jours... 

    Cinq belles journées, ponctuées de moments fabuleux qui m'ont fait un bien fou, m'ont rendu heureux, m'ont redonné goût à certaines petites choses auxquelles je n'attachais plus aucune importance, et m'ont fait me sentir bien, tout simplement. 

    C'est une belle page qui vient de s'écrire, avec de jolis souvenirs dedans.

    Une très belle rencontre dénuée a priori de tout enjeu qui m'a fait comprendre que la pesante forteresse cathare s'était progressivement reconstruite autour de moi et qui m'a heureusement fait baisser la garde. Et j'ai aimé sentir cette artillerie voler en éclats, inutile et contrariante. Il faut vraiment que je travaille sur mon lâcher-prise...
    Ce soir, la petite étoile filante est rentrée chez elle, loin d'ici, laissant derrière elle un peu de ce vide qu'elle avait contribué à combler. 

    Qui sait si cette petite étoile filante reviendra, comme elle l'a promis ?
    City of stars
    Are you shining just for me?
    City of stars
    There's so much that I can't see
    Who knows ?

    9 mars 2017

    Se laisser porter

    0 commentaire
    Se laisser porter
    Par les événements
    Un peu d'imprévu 
    De la douceur bienvenue
                          Une caresse 
             
    Un baume apaisant                                
    Sur mes blessures                               
                                                       Se sentir beau
                                                       Dans le regard de l'autre



    Vivre l'instant  
                 
                                       Pour ce qu'il est             
                                       Donné                     

    Tout le temps qui passe               

                                       Ne pas regarder en arrière
                                       Offert

    Ne se rattrape guère               

                                      Ne pas regarder en avant
                                      Librement

    Tout le temps perdu               

                                     Profiter de l'instant
                                     Et laisser faire

    Ne se rattrape plus               


    Se laisser porter...                




    6 mars 2017

    L' HEXACO Kézako ?

    2 commentaires
    Depuis quelques jours sur les réseaux sociaux et sur certains blogs, l'on croise une batterie de diagrammes en camembert faisant suite à un petit test de psychologie qui permet de situer sa personnalité  : l'HEXACO. Selon cette méthodologie, notre personnalité serait répartie en 25 facettes et regroupées en six grands aspects :
    • Honnêteté-humilité (et leurs contraires) ;
    • Émotivité ;
    • eXtraversion ;
    • Agréabilité (versus colère) ;
    • Consciencieusité ;
    • Ouverture à l'expérience.
    Bien évidemment, comme je suis friand de ce genre de petite chose, je me suis livré à l'expérience et, quelques cent questions plus loin, le résultat me semble assez représentatif.
    Reprenons point par point :
    1. Honnêteté-Humlité
    L'aspect honnêteté, humilité reflète assez bien mon ressenti qui n'était jusque là que purement subjectif.
    Trop sage, on me le dit parfois. Un ami m'avait dit une fois, sur le ton de la boutade, que je manquais d'impertinence. Il n'avait pas tort. J'y vois la conséquence du magma de valeurs que j'ai reçues par héritage familial : une certaine idée de l'honneur, de la respectabilité, et la crainte du qu'en-dira-t-on. On ne se refait pas.

    2. Émotivité
    L'aspect émotivité, n'est en rien surprenant même si les questions sont insuffisamment précises pour cerner exactement les choses avec toute l'acuité nécessaire. Un fait est constant : je suis un grand anxieux (4,8 sur 5... alors que la moyenne est de 3,7 sur 5). Chez moi l'anxiété est quasiment à son maximum et c'est hélas une tare dont je me passerais volontiers au quotidien. Et je n'oublie pas que ma mère est probablement la personne la plus anxieuse que je connaisse... J'ai dû recevoir quelques gênes particulièrement expressifs de ce côté là (merci maman !).
    Anxiété certes, mais aussi un forte propension à  l'empathie et à des sentiments d'attachement envers les autres. 
    Niveau sensibilité, je suis assez surpris par le résultat (un très faible 2,8 alors que la moyenne est à 3,6), étant l’archétype de la midinette au cœur d’artichaut qui peut s'émouvoir aux larmes devant un beau coucher de soleil... D'un autre point de vue, de par ma profession, j'ai aussi appris à me détacher totalement de certaines situations dont le côté roudoudou caramel et larmes de crocodile ne m'atteignent pas. Enfin, pas toujours... Il doit donc y avoir une pondération de l'un par l'autre, mais il aurait été intéressant de creuser davantage la question.

    3. Extraversion
    Le thème de l'extraversion en revanche est un très exact reflet de ce que je suis, un peu en situation de grand écart.
    Ainsi, quoique tout à fait sociable, plein d'entrain et présentant de fortes aptitudes à jouer le jeu social, je ne suis pas forcément à l'aise au milieu de la foule. Plus que les grande tablées de 70 personnes où l'on discute avec tout le monde et en réalité avec personne, je préfère les petits comités plus intimes, plus ouverts à la confidence et à de véritables rencontres. Souvent j'aime à me décrire comme un homme de l'ombre : je goûte assez peu la lumière des projecteurs. 
    Un ami me demandait assez récemment si, en diverses matières, j'étais du genre à faire le premier pas. Le questionnaire confirme que ma réponse était la bonne lorsque je lui ai répondu que non... 

    4. Agréabilité 
    Suis-je quelqu'un d'agréable ? Ni plus ni moins que la moyenne avec un score 2,9 sur 5 au bénéfice d'une patience élevée (3,8 sur l'échelle de Richter) permettant de contrer une indulgence assez faible (un ridicule petit 2 sur 5 alors que la moyenne est de 2,8). 
    J'y vois le reflet de mes scores de "consciencieusité" (mon dieu que ces néologismes sont moches) qui font que j'aurai tendance à laisser passer un certain nombre de choses, que j'aurai bien évidemment remarquées. Je crois que cela explique en partie le phénomène cocotte-minute auquel je suis parfois confronté : à force d'encaisser, au bout d'un moment, ben ça explose et, à la fin, il y en a un peu partout dans la cuisine...  

    5. Consciencieusité
    Le test m'apprend également que je suis aussi quelqu'un de consciencieux, organisé (4,8 sur 5) et de diligent (4,3 sur 5), ce qui ne me surprend pas outre mesure, ayant été "consciencieusement" éduqué pour cela par ma mère. On notera que l'indice de prudence (un petit 3) est un peu plus faible que la moyenne (qui me surplombe du haut de ses 3,2 sur 5). Il faut y voir le reflet l'écoute parcimonieuse de mon intuition qui, je l'avoue, n'est pas toujours la meilleure conseillère...

    6. Ouverture à l'expérience
    Mon ouverture à l'expérience explose les scores puisque je culmine à 4,6 sur 5 alors que la moyenne est à 3,4 sur 5. Là non-plus je  n'y vois rien de surprenant. Amateur d'art, d'architecture, de photographie, de musique, curieux insatiable non-repenti, musicien à mes heures... J'aurais été surpris qu'il en soit autrement. Mais avec ce genre de test qui vous dissèque les neurones, on ne sait jamais.
    Petite réserve toutefois, je ne comprends pas trop ce que signifie la rubrique "appréciation esthétique" dans lequel je plafonne à 5. Dommage que le test ne révèle pas davantage les arcanes de son interprétation.

    Altruisme
    Enfin mon altruisme est à peine au dessus de la norme (4 sur 5, alors que la moyenne est à 3,5 sur 5), c'est à dire que, selon ce test, j'évite de causer du tort et je réagi avec générosité envers ceux qui sont faibles ou ont besoin d'aide. Là aussi, j'aurais aimé en savoir un peu plus sur la méthodologie, histoire de comprendre la mesure et l'interprétation qui peut en être donnée. En tout cas une chose est sûre : je ne suis pas le pire des radins sans être l'Abbé Pierre non plus ! 

    Et vous, votre HEXACO donne quoi ? 

    3 mars 2017

    Fermons les volets

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    Vendredi, presque 20 heures, le temps du weekend s'annonce et avec lui le moment de fermer les lourds volets de bois de la fenêtre de mon bureau.

    C'est une belle et haute fenêtre en bois qui fait pratiquement toute la hauteur de la pièce, 3 ou 4 mètres, je ne sais pas précisément. Orientée plein ouest elle offre le soir venu une vue imprenable sur de magnifiques couchers de soleil, l'un des spectacles les plus beaux qui soit et dont je ne me lasserai jamais. 

    Evidemment la fenêtre n'a plus toute la rigidité primesautière de son altière jeunesse. Elle vibre dès qu'il fait un peu de vent et laisse s'engouffrer dans la pièce d'abondants filets d'air plutôt contrariants... De même lorsqu'il pleut, il convient de prendre garde à ce que la crémone soit correctement verrouillée sinon, gare aux inondations !

    Le rituel du soir, et plus encore du weekend, est de fermer les volets, afin de parer à toute éventualité climatique qui pourrait nuire à la salubrité de mon bureau. Deux lourds volets de bois à la peinture écaillée, munis de persiennes. C'est joli les persiennes. Cela donne aux volets une légèreté et une élégance ma foi tout à fait respectables. Et  puis je ne connais pas de pénombre plus invitante à la lascivité que celle qui, l'été, filtre entre les doigts d'un volet à persiennes.

    Voici donc venue l'heure de tirer les volets et de plonger mon bureau dans la semi obscurité jusqu'à lundi, le temps de prendre un peu de repos. 

    Repos du travail tout d'abord qui fut particulièrement soutenu. Je crois que je n'ai pas touché terre un seul jour cette semaine. Moi qui déteste la monotonie, je dois dire que je suis particulièrement servi. J'ai même fait des choses qui m'ont passionné et dont j'ai hâte de connaître le dénouement prochain. C'est un fait suffisamment rare pour être noté. 

    Repos de la semaine, ensuite, dont l'actualité aura été d'une rare intensité et m'a fait publier mardi ce petit passage de Montesquieu que j'aime beaucoup. Car j'ai franchement l'impression qu'en ce moment on marche sur la tête et que les choses ne tournent pas tout à fait rond dans notre monde.

    Figurez-vous donc :

    Un candidat à l'élection présidentielle convoqué à sa mise en examen annonce - malgré les défections dans ses rangs et la houle populaire qui l'enjoint de se retirer - qu'il maintiendra sa candidature ;

    L'autre connasse insalubre de Frigide a continué à déverser sur je ne sais plus quel média son discours méphitique teinté de nawak le plus absolu à propos du candidat Macron ;

    Le premier candidat sus-évoqué appelle à manifester contre le "coup d'Etat des juges" dimanche au Trocadéro ;

    Le premier président et le procureur général de la Cour de cassation ont jugé la situation suffisamment ubuesque pour sortir du bois et se sont fendus d'un communiqué historique appelant à la raison... 

    Oui, fermons donc les volets et les écoutilles sur cette semaine.
    Et reposons-nous gaillardement.

    28 février 2017

    Relisons Montesquieu

    1 commentaire
    Lettre LXXVIII. Rica à Usbek, à***.
    (...) 
    Il y a ici une maison où l’on met les fous. On croirait d’abord qu’elle est la plus grande de la Ville ; non : le remède est bien petit pour le mal. Sans doute que les Français, extrêmement décriés chez leurs voisins, enferment quelques fous dans une maison, pour persuader que ceux qui sont dehors ne le sont pas.
    (...)
    Montesquieu, Lettres persannes. (1721)

    26 février 2017

    La La Land, de Damien Chazelle

    2 commentaires
    Mia et Sébastian, Sébastien et Mia, deux êtres qui se croisent, s'observent, se convoitent, chantent et dansent de concert en quête de leur destin, animés par leur fougue et leurs passion.

    Elle, barmaid au coeur des célèbres plateaux de tournages de Los Angeles, veut devenir actrice et écume les castings. Lui, pianiste talentueux en galère, réduit à jouer des mièvreries pour gagner sa pitance, voudrait ouvrir sa propre boite de jazz.

    Mais rien n'est jamais simple dans ce bas monde, surtout quand l'amour s'en mêle...

    Beaucoup plus qu'un simple film et loin de n'ètre qu'une comédie musicale, La La Land est avant tout une expérience intensément poétique (la séquence du planétarium 💗!!), sur un fond de pas de danse endiablés et de musiques terriblement efficaces.

    Tout y est léché, rythmé, mesuré avec précision, comme le serait une partition d'orchestre. L'image, aux couleurs très franches, est superbe, la réalisation y est virtuose, la musique y est filmée avec une dynamique incroyable et les personnages sont redoutablement attachants. Aussi c'est sans grand peine que l'on se trouve totalement pris au jeu de cette symphonie pétillante en cinq mouvements, dans laquelle Ryan Gosling et Emma Stone incarnent avec un bonheur communicatif, deux notes virevoltantes en quête de l'accord parfait.

    Avec La La Land, Damien Chazelle nous compose une oeuvre vraiment originale, romantique et pleine de peps, qui ne raconte en réalité pas grand chose, mais qui le raconte magnifiquement bien.

    25 février 2017

    J-100

    1 commentaire
    "Le véritable symbole n'est jamais prévu. Il se dégage tout seul, pour peu que le bizarre, l'irréel, n'entrent pas en ligne de compte." écrivait Jean Cocteau dans sa préface de Les mariés de la tour Eiffel.  Et c'est précisément par le hasard le plus total que je me suis rendu compte cet après midi que, dans 100 jours exactement, ce blog aura 10 ans. 

    10 ans révolus dans 100 jours. Tu parles d'un joli symbole ! 

    10 ans donc, un peu moins d'un millier de billets, tous reflets d'un instant de ma vie, autant de photos instantanées sur mon humeur et mon état d'esprit du moment. 

    10 ans dans 100 jours... Ce n'est certes pas grand chose à l'échelle de la vie d'un homme. Mais ce n'est malgré tout pas mal à l'échelle du petit blogueur que je suis, surtout à une époque où le temps presse de plus en plus, où la durée de vie d'une information est de quelques jours et la fraîcheur d'un gazouillis sur Twitter réduite à quelques secondes, voire quelques heures dans le meilleur des cas.

    100 jours. Un chiffre rond qui nous mènera à la date du 6 juin, jour où, en 2007, j'ai écrit mon tout premier billet. J'ignorais alors que ce petit bout de toile vivrait si longtemps. 

    Évidemment il me faudra écrire pour l'occasion un billet un peu spécial, pour marquer le coup et souffler virtuellement les bougies du gâteau. J'ai déjà commencé à réfléchir à la question, j'ai quelques idées. Il ne me reste plus qu'à m'atteler sérieusement à mon clavier.

    Cela tombe bien : j'ai encore 100 petits jours devant moi.

    19 février 2017

    Bloguerie dominicale

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    Petit coup de déprime ce soir. Un moment de solitude. Non pas la solitude de ne pas voir mes amis faute de sollicitation, c'est même l'exact contraire : pour en voir un, j'ai renoncé à un après-midi jeu chez des amis, à une tea-party chez d'autres, et à aller au cinéma avec une copine. Je parle d'une forme de solitude plus pernicieuse. Celle qui se manifeste par cette envie de passer la fin de la journée à deux, vautrés dans le canapé, à s'écouter respirer et se faire des câlins devant la télévision, en regardant des bêtises ou des séries et en oubliant le reste...

    Coup de coucaracha indubitablement lié à mon état de fatigue. Car je suis crevé malgré mon oisiveté relative de ce weekend qui m'a toutefois permis de couper d'avec ma semaine de boulot et ma boss cyclothymique. "Je ne sais pas comment tu fais pour bosser avec elle" m'a glissé une collègue cette semaine. En effet, je ne sais pas combien de temps je tiendrai avant de péter un câble. Peut-être que ce jour viendra lorsque j'aurai acquis la certitude que mon avenir ailleurs sera assuré. En attendant, il me faut composer avec ça et serrer les dents le temps que ça passe. Heureusement j'ai le dos large. Mais bonne mémoire... 

    Fatigue donc, et petit coup de mou dans la foulée. J'y vois vraiment la manifestation de la fatigue, ce qui n'est pas bon signe du tout. J'ai mal aux yeux et mal à la tête, envie de rien, si ce n'est de rester au calme, encore et encore, et de dormir des siècles.

    Je crois que ce qui m'a achevé c'est, en consultant le programme télé en début de soirée, de me rendre compte qu'il n'y avait rien de bien palpitant à regarder ce soir. Rien, pas un bon film du dimanche pour prolonger un peu la douceur de ces deux jours qui, ma foi furent bien agréables, entre amis, repas à la maison en bonne compagnie, lecture et visite privative de la basilique Saint Sernin avec un ami architecte et dont il me faut à présent trier les photos.

    C'est drôle mais à bien regarder les choses, c'est lorsque je me sens mal quelque part que je me replie sur mon chez-moi et que j'en prends soin, que je me le réapproprie. Bien que je refuse de l'admettre, je suis éperdument casanier. Casanier dans la mesure où mon chez-moi est un cocon, un filtre à ondes négatives, un puits de ressourcement que j'essaie de construire de manière harmonieuse, pour m'y sentir bien, en toute saison. 

    En ce moment, mon appartement est plutôt bien rangé, relativement propre. Mon bureau est enfin ordonné, clair et agréable. Samedi c'est vers la chambre, pièce un peu délaissée, que s'est porté mon envie de décoration. J'ai donc acheté deux très belles rééditions d'affiches publicitaires Air France. L'une d'elle est partiellement reproduite en illustration de ce billet. Cela fait un petit moment que je les avais remarquées, j'ai saisi l'occasion d'une belle journée pour les acquérir compulsivement. Je les aime beaucoup et suis content du rendu. Le grand mur qui surplombe ma tête de lit ressemblera enfin à quelque chose.

    Dans mon bureau c'est un peu la même chose. J'ai besoin d'un décors pour m'aider à travailler. D'objets qui me plaisent, m'apportent une forme de réconfort ou qui stimulent mon imaginaire. Comme en musique, il faut que cela me parle immédiatement et qu'en une fraction de seconde je sois emporté vers un ailleurs. C'est ainsi que deux aquarelles gentiment offertes par un lecteur ont naturellement pris place sur les murs de mon bureau. Elles-aussi je les aimes beaucoup. Elles forment une petite famille d'images qui m'apaisent, avec une vieille carte postale de mon village et une étiquette de l'incontournable bière Quilmes et que j'avais ramenée de Buenos Aires. Leur pouvoir évocateur m'est précieux. 

    De même, j'ai besoin de la présence rassurante d'au moins une plante verte sur mon bureau, d'un peu de vie. Depuis une semaine, trois petites succulentes - un pachyphytum, un aloe vera et un cactus  subtilement baptisé "picou" - me tiennent compagnie, alignées dans leurs pots gris et vermillon. C'est idiot mais une pièce sans plante me semble morte, inhabitée. Et s'occuper de mes plantes m'apaise, me procure une certaine forme de quiétude. Je ne saurais plus m'en passer. 

    Pour en revenir aux affiches proprement dites, si elle ne m'ont pas coûté bien cher, je ne peux pas en dire autant des cadres et des passe-partout découpés sur mesure dans un magasin spécialisé : elles sont certes belles mais hors format standard... Peut importe, j'ai allégé mon portefeuille de quelques dizaines d'euros - pas surnuméraires du tout - et cela m'a fait du bien. C'est fou comme un comportement aussi irrationnel que dépenser de l'argent peut, à l'instar des plantes, avoir des vertus apaisantes.

    Et de toute manière, vu le dévouement exemplaire du très wirklich sehr graou vendeur dont j'ai profité abondamment et à qui j'ai demandé tout un tas de conseils pour de belles photos que je dois aussi faire encadrer, j'aurais pu payer à peu près n'importe quel prix (hu hu hu ^^). Visiblement, il n'a pas trouvé dérangeant du tout que je le monopolise pendant pratiquement trois quart d'heure. Et je doute fort que ce joli et souriant petit barbu à la chevelure d'ébène, et dont la toison affriolante dépassait de sa chemise négligemment entrebâillée, m'aurait gardé si longtemps dans ses filets s'il n'y avait eu là qu'un comportement strictement professionnel... Autant être franc : j'en suis ressorti les yeux ivres de bonheur. 

    Ça tombe bien : je dois aller récupérer ma commande dans quinze jours.

    15 février 2017

    La photo du mois : Sauvage

    23 commentaires
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Février et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle tout d'abord le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Josiane, aka La châtaigne sauvage, nous a proposé le thème "Sauvage" en nous donnant les indications suivantes :
    Sauvage, conforme à l'état nature qui n'a pas subi l'action de l'homme.
    Ma photo a été prise en septembre dernier, lors d'une randonnée en montagne, dans les Pyrénées qui, comme chacun le sait, sont peuplées d'innombrables bêtes sauvages au rang desquelles on compte bien entendu les fameux ours des Pyrénées (même si leur passeport est Slovène mais chuuut : ils n'ont pas du tout l'accent...) et les non-moins fameuses salamandres dont voici un sémillant spécimen.
    Ce jour-là était particulièrement humide, ce qui a vraisemblablement donné envie à toutes les salamandres du coin de pointer le bout de leur nez : j'ai dû en voir au moins une dizaine.

    Quoique sauvage, celle-ci n'a pas l'air particulièrement féroce. Elle n'a pas non-plus subi l'action de l'homme dans la mesure où personne ne lui avait encore marché dessus....

    Sauvage, donc.

    La photo du mois continue chez les autres blogs participants : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, E, El Padawan, Escribouillages, Estelle, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Julie, Kellya, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, La World Coolture, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Natpiment, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Paul Marguerite, Philae, Philisine Cave, Pichipichi Japon, Pilisi, Princessepepette, Renepaulhenry, Sous mon arbreThe Beauty is in the Walking, Tuxana, Who cares?, Wolverine, Xoliv', écri'turbulente.