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  • 29 décembre 2014

    Un peu de soleil

    11 commentaires
    Un peu de soleil sur le parquet
    Trois rayons de lumière qui jouent sur la couverture
    Un peu de douceur
    Dans cet entre-deux
    Accalmie de lendemain de fêtes
    Effervescence de fin d'année

    Un peu de calme
    De solitude
    Un coin de ciel bleu à travers la fenêtre
    Ciel de glace
    Les cheminées
    S'évaporent en panaches blancs
    Que dissipent le vent

    Un peu de soleil derrière la vitre
    Chaleur animale
    Douceur intérieure

    Un peu de musique
    Bercement ïambique
    Harmonies douces-amères
    Accord de sol mineur
    Sur soleil majeur

    Un peu de soleil.




    22 décembre 2014

    Esprit es-tu là ?

    5 commentaires
    22 décembre. Dans trois jours nous serons à Noël. Les rues fourmillent, les vitrines scintillent, les enfants surexcités galopent dans les magasins de jouets bondés. On se fait plus chic, les pulls s'affichent en rouge, les couples paradent bras dessus bras dessous affichant un sourire complice aux lèvres. Dans les salons les têtes se répandent en bigoudis et mise-en-plis sous le souffle haletant des sèche-cheveux maniés de main de fer par des coiffeuses aux poignets endoloris. 

    Place du Capitole et un peu partout ailleurs en France, flottent des odeurs de vin chaud, d'épices, d'oignons grillés et de chocolat chaud, dans le bruissement anonyme de la foule glissant le long des trottoirs baignés d'un nostalgique Gingle bells. Tout aime, tout jouit dans l'anticipation des festivités annoncées, promesse d'abondance, de sapin et de cadeaux au pied de la cheminée.

    Dans cette ode rituelle à la joie, à laquelle j'aimais pourtant me noyer pour y sombrer à l'envie, je ne m'y retrouve plus. Ce n'est pas spécifiquement propre à cette année. C'est un constat que je dresse de longue lune. En témoigne le faible nombre de billets consacrés à ce sujet en ce lieu, depuis huit ans maintenant.

    Non pas que je n'aime pas ou plus Noël. Mais En ce qu'il contraint à être joyeux sur commande et à subir la cohorte familiale, que l'on a par ailleurs plaisir à côtoyer au quotidien, rien que d'y penser, l'esprit de Noël me fatigue... Je n'ai pas envie de faire cet effort d'être plus heureux que d'habitude ou de donner l'illusion que je rayonne de bonheur.

    Car, en définitive, rien ne va mal. Tout va, et plutôt bien. Et c'est déjà très bien. Cette constance tranquille me convient parfaitement. A quoi bon faire semblant d'en rajouter ?

    Au fond, il s'agit peut-être tout simplement de profiter, sans trop se poser de question...

    19 décembre 2014

    Treevenge, ou la revanche du sapin de noël garou...

    2 commentaires
    A l'heure où, à l'instar de beaucoup d'entre vous, l'ami Tto fait son sapin et se casse les boules, dans cette euphorie collégiale de guirlandes bariolées, de vitrines multicolores, de fragrances d'épices et de vin chaud, dans une débauche de sentiments mielleux, il me paraît de bon ton d'apporter une touche d'acidité sarcastique salvatrice.

    Mon petit caramel au vitriol, dont j'avais déjà parlé en 2010, s'appelle Treevenge, un conte de Noël très second degré, gore tout ce qu'il faut, quelque part entre Massacre à la tronçonneuse et le film de zombie.

    Au cœur de l'hiver, le massacre rituel des sapins de noël bat son plein. Découpés, tronçonnés, piétinés, leurs bourreaux ne font preuve d'aucune pitié. Mais derrière leurs épines, la révolte gronde, et la revanche s'ourdit...

    Quoique sorti en 2008, multiplement primé, Treevenge, ou la revanche du sapin de noël garou, demeure encore injustement méconnu d'un large public, et c'est bien dommage...

    Vous ne verrez plus jamais un sapin de la même façon.



    15 décembre 2014

    La Photo du mois : "Un décor de film"

    25 commentaires
    Bonjour tout le monde,nous sommes le 15 décembre midi pétantes, c'est donc le jour et  l'heure de notre rendez-vous mensuel avec La photo du mois !

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. 
    Ce mois-ci Alexinparis nous a fait plancher sur le thème: "Un décor de film".
    Voici quelques explications qui devaient nous guider :
     "Parce qu'il arrive qu'une rue, un immeuble, un paysage, un intérieur soit suffisamment cinégénique au point de les imaginer comme décors possibles d'un film, passé ou à venir."
    N'ayant pas trop de temps en ce moment, je me suis tourné vers mon stock de photographies. J'en avais plusieurs dans mes archives qui auraient pu convenir à cet thème, notamment une très jolie photo du cloître de Moissac et qui me faisait penser au film "Le nom de la rose", tiré du livre éponyme de Humberto Eco.

    Finalement, en faisant du ménage sur mon disque dur, je suis tombé nez à nez avec une photo un peu plus ancienne, prise lors de mon passage en Argentine, le tout dernier jour de ma douloureuse résidence à La Plata. Une photo dont je me rappelle très bien, et que j'avais prise exactement parce que la scène me paraissait être tout droit sortie d'un film.
    La femme au journal.

    Attend-elle quelqu'un ? Son mari, son amant ? peut-être personne... Elle semble seule au monde, au milieu de ce café, baignée de lumière par le soleil du matin.

    Le cliquetis des tasses de porcelaine qui s'entrechoquent, le tintinnabulement d'une cuillère, l'odeur du café chaud, le bruissement soyeux des pages du journal. Un moment suspendu...

    Que va-t-il se passer ?

    Le film continue chez les autres blogueurs participants : A'icha, Agnès, Agrippine, Akaieric, Alban, Alexinparis, Amy, Anne, Arwen, Aude, Autour de Cia, Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Blue Edel, Brindille, Calamonique, Cara, Champagne, Chat bleu, Chloé, Christophe, Cocazzz, Crearine, Cricriyom from Paris, Cécile Atch'oum, Céline in Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Destination Montréal, Dr. CaSo, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Homeos-tasie, Isa de fromSide2Side, Isa ToutSimplement, Isaquarel, Josette, Julia, Kantu, Kenza, KK-huète En Bretannie, Krn, La Dum, La Fille de l'Air, La Nantaise à Paris, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Laurie, Lavandine, Lavandine83, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mahlyn, Mamysoren, Maria Graphia, Marie, Marion, Marmotte, MauriceMonAmour, Memories from anywhere, Milla la galerie, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, MyLittleRoad, Nanouk, Nicky, Philae, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Salon de Thé, Sandrine, SylvieTataflo, Testinaute, Thalie, Tofashionandbeyond, Tuxana, Utopique-Lily, Vanilla, Voyager en photo, Wolverine, Woocares, Xoliv', Yoppappop, Yvette la Chouette, Zaza.

    12 décembre 2014

    11 Questions cuisine

    13 commentaires
    Un petit tour chez Doréus m'a fait découvrir ce petit questionnaire culinaire. Onze questions, comme les onzes doigts de la main.

    Let's go !

    1/ Inaugures-tu une nouvelle recette quand tu as des invités ou préfères-tu la tester d’abord en solo (ou sur ta famille) ?
    Niveau boustifaille et casseroles, je me débrouille plutôt pas mal. Donc je n'hésite pas à transformer mes invités en cobayes vivants et, jusqu'à présent, personne ne s'est plaint. Ou alors mes invités sont de fieffés hypocrites. 
    2/ Quand tu es en rade d’un aliment, tu vas chez le voisin pour être dépanné ou tu changes tes plans ?
    Je file chez au petit super marché du coin. Et si vraiment je suis en rade totale d'un truc indispensable et introuvable, comme de la panse de castor ou de la gelée de hareng saur à la réglisse, alors je change de plans. A l'impossible nul n'est tenu. 

    De manière générale je suis plutôt organisé quand j'invite : j'élabore mon menu à l'avance et fais une liste de courses, de sorte à ne pas me retrouver dans l'embarras le moment venu. Souvent même, l'idée d'un plat ou d'une recette me vient précisément parce que j'ai en ma possession un ingrédient rare ou atypique. En ce moment j'ai des pelures de truffe. Elles finiront probablement - en partie - dans un prochain risotto au foie gras...
    3/ Comment préfères-tu la cuisson des œufs ?
    J'adore les oeufs. J'en mange tous les matins pour mon petit déjeuner. Je les préfère au plat, le jaune encore coulant. Avec une pincée de cumin, de piment d'Espelette ou de paprika fumé. Si tu me fais une omelette, alors laisse-là légèrement baveuse. Dans une salade verte ou simplement sur un morceau de très bon pain, j'aime aussi beaucoup les oeufs mollets, qui, contrairement à Jacques, ne doivent pas être trop cuits, eux...
    4/ Si parmi tes invités il y a des enfants, leur prépares-tu quelque chose de différent que ce que tu mitonnes pour les adultes ?
    Jusqu'à présent il n'y a jamais eu d'enfants parmi mes invités. Ca résout pas mal de problèmes. Et s'il y en avait ben il mangeraient comme tout le monde. Aux parents de gérer la situation.
    5/ Par rapport à ton enfance, y a-t-il des aliments que tu t’es mis à aimer, et au contraire d’autres que tu n’aimes plus ?
    Mes parents m'ont toujours fait manger de tout, y compris des épinards et des z'haricots verts.  A une époque j'ai fait un blocage total sur la viande de cheval, rapport à l'animal trop sympa - le cheval, je l'aime, je le mange. Aujourd'hui j'y suis revenu mais avec modération. Je trouve à la viande de cheval une saveur un peu sucrée qui ne me convainc pas tellement. J'ai aussi longtemps eu un gros blocage sur la viande crue en tartare, alors que maintenant j'adore ça.

    Le seul légume qui me révulse, c'est le navet violet... Alors ça, c'est franchement pas bon.
    6/ A choisir : du bio qui a fait le Tour du Monde pour rejoindre ton marché hebdomadaire ou des produits du terroir que tu vas chercher chez les producteurs du coin (avec juste un peu de pesticide, mais pas trop) ?
    N'étant pas du tout un convaincu du Bio tel qu'il est pratiqué aujourd'hui,  je ne me pose même pas la question : je prends ce qu'il y a, point. En plus, le nord de Toulouse est riche en maraîchage. On n'est pas à plaindre, et l'on trouve à peu près de tout sans que mon poireau ou ma laitue aient fait trois fois le tour de la planète.
    7/ Regardes-tu les émissions culinaires «à la mode» ?
    N'ayant pas pour l'instant de télévision, la question ne se pose pas vraiment. D'une manière générale j'aime bien ces émissions, à petite dose. Donc si chez mes parents ou des amis je tombe nez à nez avec l'une d'elles, oui, je regarde, avec un certain plaisir. Même si Cyril Lignac m'insupporte...
    8/ Quand tu vas dans un restaurant typique, tu commandes une spécialité ou un steak-frites (nan parce que j’en connais qui le font…) ?
    Généralement je vais m'attaquer aux trucs bien locaux, typiques du coin. Et plus c'est bizarre, plus j'aime. Je me souviens d'un resto en Aragon, où j'avais mangé des joues de porc absolument fameuses sous les yeux intrigués de mes voisins de table qui s'étaient rabattus sur une rassurante - et non moins délicieuse - paella...
    9/ Es-tu un puriste des recettes régionales (clafoutis forcément à la cerise, far uniquement aux pruneaux, tarte flambée crème, lardons, oignons et rien d’autre…) ?
    Je suis assez conservateur avec les traditions et les recettes régionales, tout en tolérant une certaine marge de manœuvre, et particulièrement pour les recettes de type familial. Le clafoutis, certes c'est bon avec des cerises - surtout aigres, les fameuses guignes ! - mais c'est aussi délicieux avec des prunes ou des mirabelles. 
    L'essentiel je crois est de ne pas trahir l'esprit de la recette, son essence profondément paysanne et familiale, ou de son esprit bourgeois imprégné de luxe et de raffinement. Après, en toute matière - y compris en cuisine - l'hérésie passagère fait partie des menus plaisir de la vie dont il faut savoir ne pas se priver...
    10/ Penses-tu que les knackis Hert* soient réellement conformes aux véritables knacks alsaciennes ?
    Ha mais oui. Avec des vrais morceaux d'alsaciens dedans. Pourquoi cette question ?
    11/ Comment vois-tu notre alimentation dans 30 ans ?
    Je ne sais pas du tout ce qu'elle sera.
    A mon avis, les seules choses qui auront probablement changé dans 30 ans sont, d'une part, les techniques de culture et la modération de l'usage des produits phytosanitaires (encore qu'il existe des disparités énormes à ce sujet entre les différents pays européens, certains produits interdits ici sont parfaitement légaux là-bas) ; d'autre part la proportion de produits industriels entrant dans notre alimentation, sur lesquels le consommateur n'a aucune possibilité de contrôle. C'est donc probablement sur la qualité des aliments que quelque chose aura changé. Je l'espère, en bien.

    Je ne crois pas aux grands bouleversements en la matière.Voici 50 ans, on nous promettait que l'homme de l'an 2000 se nourrirait de pilules multicolores qu'il avalerait une fois par jour. Le présent nous montre à quel point ces prophètes avaient vu faux.

    Dans 30 ans les gens continueront à manger des légumes, des tartines de confiture, de la viande grillée, des huîtres et du foie gras, en buvant de la bière et du bon vin...

     * * *

    Tiens, j'aimerais bien savoir ce qu'en pensent Jegoun, Le Faucon, l'ami niçois , la petite souris malicieuse et la gourmande toulousaine.

    6 décembre 2014

    Night Call

    2 commentaires
    Night Call

    Réalisé par : Dan Gilroy

    Avec : Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed.

    Genre : Grands reportages, Allégorie cognitive néo-zarathoustrienne, Loft Story.

    Synopsis : Caméra au poing, Lou pourfend la nuit à bord de sa vieille caisse pourrie à la recherche du scoop qui fera la une du lendemain. Ça tombe bien : la radio de la police annonce qu'on vient de retrouver Blanche-Neige égorgée par Bambi... 

    Du sang, de la chair, des viscères fraîches, voilà qui devrait rebooster la cote d'audience de Tv-Bisounours en perte de vitesse. Et puis, Bambi, ça parle aux chtites n'enfants autant qu'aux chasseurs. C'est good pour l'audimat ça. Quoi c'est pas de l'info ? Et mon cul c'est du trèfle à lapin ? Au diable la morale, il faut bien gagner sa croûte et fabriquer du temps de cerveau disponible. 

    Gonflé à bloc par ses premiers succès, Lou apprend vite. Très vite. Un peu trop peut-être... 
    Allez,  shoot coco, shoot !

    Extraits :
    (Vroum vroum)
    (Bang bang bang !)
    - Shoot coco, shoot !
    - Money, money, money, Must be funny In the rich man's world...
    (Vroum vroum vroum)
    - Shoot coco, shoot !
    - Embrassez moi Barbara...
    - Hooo c'est beau tout ce sang !
    (Vroum vroum vroum)
    - Shoot coco, shoot !
    (Badaboum crash !)
    -Tu quoque ?
    - Écoute les orgues, elles jouent pour toi...
    - Shoot coco, shoot !

    L'avis de la rédaction : Abordant des questions aussi fondamentales que loi de l'audimat contre éthique et déontologie, dérives de l'information et du story-telling, soif de réussite et d'ascension sociale, dans une subtile perspective nietzschéenne que n'aurait pas renié Deleuze, Night Call confronte le spectateur à ses propres limites, face au sensationalisme le plus extrême. 


    Terriblement efficace, divertissant, servi par un Jake Gyllenhaal tout aussi fascinant que malsain, Night Call est surtout une ode au cynisme télévisuel le plus trivial. D'aucun y verront une forme d'hommage à peine voilé à la mystification sur laquelle le nihilisme fonde son pouvoir, dans la droite filiation d'un Lucrèce ou d'un Spinoza, grands amateurs de caméras cachées à leurs heures.

    Grisant !

    En conclusion : "L'homme a besoin de ce qu'il y a de pire en lui s'il veut parvenir à ce qu'il y a de meilleur" faisait dire Nietzche à Zarathoustra. Qu'il soit, en la matière, permis de douter de la dernière partie de pareille affirmation. Mais ne suffisait-il pas tout simplement de regarder TF1 ou NRJ12 pour déjà le savoir ?

    Note finale : Prix Étienne Mougeotte d'argent.

    25 novembre 2014

    Interstellar

    7 commentaires
    Interstellar

    Réalisé par : Christopher Nolan

    Avec : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine, et un peu de Matt Damon.

    Genre : Film à relativité restreinte

    Durée : 17 ans sur Véga du Centaure, 3 minutes sur Orion IV.

    Synopsis : Espace, frontière de l'infini, vers laquelle voyage notre vaisseau spatial. Sa mission : explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d'autres civilisations, et au mépris du danger avancer vers l'inconnu...

    Un groupe d'intrépides ingénieurs en mal d'aventures est envoyé dans l'epace par la NASA, en direction de Saturne. Leur objectif : traverser un trou de ver apparu dans le coin, pour aller débusquer une planète habitable quelque part dans le néan intergalactique, et sauver l'humanité de son extinction prochaine.

    Car sur notre bonne vieille planète Terre, c'est la panique. Des nuages poussières toxiques s'abattent sans relache sur la population, et le dernier aspirateur Dyson a rendu l'âme. 

    Pendant ce temps, au beau milieu d'un champs de maïs, une fillette discute en morse avec Casper le gentil fantôme...

    Extraits : (attention, spoiler)
    (Kof Kof Kof) (Tousse tousse tousse)
    - Il est beau mon maïs, il est beau !
    - Papa agad le fatôme, il parle en morse.
    - Coucou, c'est bien ici la NASA ?
    (Tousse tousse tousse)
    T'en va pas...
    - C'est encore loin Saturne ?
    Si tu l'aimes, t'en va pas
    (Kof Kof Kof)
    Papa si tu l'aimes dis-lui...
    - C'est long !
    - Il était un petit navire, il était un petit navire...
    - C'est joli chez vous dites donc.
    Qu'elle est la femme de ta vie vie vie...
    - J'ai failli attendre...!
    Papa ne t'en va pas...
    (boum) (badaboum) (crash !)
    - Youhou ! Tournez manège !
    On peut pas vivre sans toi...
    - Ho le joli trou noir !
    T'en va pas au bout d'la nuit...
    - Papa, c'est toi ?
    L'avis de la rédaction J'avais entendu des avis assez divergents, voire contradictoires sur Interstellar. L'un des commentaires qui m'avait le plus marqué était pour le moins lapidaire : "3 heures d'agonie"... N'ayant qu'eu très peu de temps pour m'intéresser aux critiques cinématographiques, c'est l'esprit assez libre de tout préjugé que je me suis assis dimanche soir dans ma salle préférée.

    Hé bien que dire de plus que j'ai littéralement adoré ! Cela fait bien longtemps que je n'avais pas autant aimé un film que cela. Tout, absolument tout, y est remarquable, usiné avec soin. La photographie est splendide, le scénario est développé avec conviction, les acteurs sont crédibles...

    J'ai beaucoup apprécié que que l'histoire, déroulée de bout en bout avec une assez grande rigueur, ne soit en recherche d'effets rétoriques parasitaires. Ainsi je n'ai pas décelé de message philosophique à la mords-moi-le-noeud, ni de pseudo-quête intérieure ridicule qui tente vainement de donner une hauteur intellectuelle au film - ce que j'avais reproché à Gravity, et auquel il est d'ailleurs totalement vain d'essayer de le comparer, à quelque niveau que ce soit.

    On pourra pinailler sur certains éléments, notamment les élucubrations autour de l'amour qui m'ont un peu gonflées (non, l'amour n'est pas scientifiquement quantifiable...). Mais c'est, au final, bien peu pour gâcher tout le plaisir que j'ai eu à voir ce film.

    Enfin, j'accorderai une mention spéciale à la bande son, signéee Hans Zimmer. Certains thèmes musicaux quelque part entre Philip Glass, Arvo Pärt et Ligeti, sont d'une pureté jouissive et donnent aux images spaciales une profondeur en même temps qu'un accent dramatique remaquables. J'ai surkiffé à un point que je ne vous raconte même pas - et pas uniquement parce que c'est joué à l'orgue !

    Bref, je suis sorti de là dans un état d'euphorie rare.

    En guise de conclusion : Avec Interstellar, Nolan réussit la gageure de nous livrer un film intensément contemplatif, mêlant aventure, action et science fiction, avec ce qu'il faut d'humour pour lui donner le relief nécessaire, et intrinsèquement riche, sans qu'il soit besoin de le vernir d'une inutile couche d'ésotérisme vulgaire.

    Plus qu'un film : une véritable expérience. À voir absolument.

    Note de la rédaction : Glory Hole de Platine, avec félicitations du jury.

    21 novembre 2014

    Lâcher la pression

    11 commentaires
    Depuis une dizaine de jours et l'annonce faite de mon retour, le concept de temps m'est très éloigné. Les jours s'enchaînent, se ressemblent, épuisants. Il y eut d'abord à gérer le retour proprement dit. Le traumatisme de la séparation et son cortège d'aurevoirs tous aussi bouleversants les uns que les autres. Les difficultés d'intendance liées à une inflation alarmante du volume de mes bagages. Les nuits trop courtes, malgré les somnifères. Puis le vol à proprement parler. Enfin le décalage horaire qui en est résulté. 

    Progressivement je récupère mon sommeil, essayant de rejoindre Morphé sans recourir à des pilules. Pour la première fois cette semaine, je me suis endormi à une heure raisonnable - minuit et quart - pour me reveiller dix heures plus tard dans un état post-comateux de lendemain de veille. Cinq jours que je suis ici, et voici seulement que je commence à relâcher un peu la pression, l'adrénaline faisant toujours son oeuvre. Habituellement elle se répercute dans mes cuisses. Encore aujourd'hui, j'ai les quadriceps aussi endoloris qu'après une rude séance de squat.

    Le soleil. J'avais oublié combien il est doux, ici, dans mon Sud-Ouest natal, et combien la luminosité méridonnale m'est précieuse. S'abreuver de la tiédeur apaisante du jaune et de l'orangé sur fond de bleu d'azur. Penser au froid qui s'installe là-bas, aux premières neiges dont j'ai pu voir les photos sur facebook, et un peu à lui, quand même, ou malgré tout.

    Relâcher la pression...

    15 novembre 2014

    La photo du mois : "Voir la vie en rose"

    19 commentaires
    Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 15 Novembre, c'est donc le jour de La Photo du Mois !

    Chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. 

    Ce mois-ci le thème nous est proposé par Arwen. Il s'agit de Voir la vie en rose.

    Voici comment elle suggère d'appréhender ce sujet :
    "Voir la vie en rose" n'est pas un exercice très facile (surtout en ce moment), mais ce sera pourtant le thème du mois de novembre. Voyons le bon côté des choses, soyons positifs !( à prendre au premier degré ou pas, faites comme bon, vous semble!) Moi, tout ce que je veux, c'est me transformer en Barbara Cartland le temps d'une visite sur vos blogs (non, j'rigole hein...). Bref, voyons la vie en rose !
    Voir la vie en rose. Ce sujet est d'une insolente ironie, pour moi qui quitte le Québec, abandonnant mes rêves américains et laissant bien des choses derrière moi. 

    Au moment où ce billet paraîtra, je serai sur le point de partir pour l'aéroport, direction Toulouse. 

    Soyons positifs, nous dit Arwen dans son petit prologue. Hé bien, ce qui me donne envie d'avancer, de me relever malgré la grosse baffe que je viens d'encaisser, c'est de rentrer chez moi, de retrouver mes proches, ma famille, mes amis, et de savoir que du travail m'attend. 

    Ma photo du mois est donc tirée de mes archives :   
    La Basilique Saint Sernin, joyau de l'art roman, "une fleur de corail que le soleil arrose... Ô moun pais, Ô Toulouse", chantait Claude Nougaro.

    Allez donc piocher un peu d'optimisme chez les autres participants à la photo du mois :
    A'icha, Agathe, Agnès, Agrippine, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Ann, Anne, Arwen, Aude, Autour de Cia, Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Blue Edel, Brindille, Calamonique, Cara, CetO, Champagne, Chat bleu, Chloé, Christophe, Cocazzz, Crearine, Cricriyom from Paris, Cécile - Une quadra, Cécile Atch'oum, Céline in Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Destination Montréal, Dr. CaSo, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, hibiscus, Homeos-tasie, Isa de fromSide2Side, Isa ToutSimplement, Isaquarel, Josette, Josiane, Julia, Kenza, KK-huète En Bretannie, Krn, La Dum, La Fille de l'Air, La Nantaise à Paris, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Laurie, Lavandine, Lavandine83, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Louisianne, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mahlyn, Mamysoren, Maria Graphia, Marie, Marion, Marmotte, MauriceMonAmour, Memories from anywhere, Milla la galerie, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Philae, Photo Tuto, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sailortoshyo, Salon de Thé, Sandrine, Sylvie, Tataflo, Testinaute, Thalie, Tuxana, Vanilla, Voyager en photo, Woocares, Xoliv', Yvette la Chouette.

    14 novembre 2014

    Good-bye, little yellow bird

    29 commentaires
    Une décision dure, difficile, longuement réfléchie après avoir pesé la totalité brumeuse du 'pour' et l'immensité écrasante du 'contre' : je rentre.

    Vivre ses rêves, assumer ses folies, pour le meilleur et pour le pire.
    Être fort, apprendre à grandir.
    Prendre des décisions.
    Être courageux.
    Savoir renoncer à temps, lorsque l'imminence de la catastrophe pointe seulement son ombre à travers l'embrasure de la porte mais que l'on la sait inévitable. 

    Avant qu'il ne soit trop tard.

    Décision longuement mûrie, ponctuée de nombreux revirements. Au fond, ne pas choisir est tellement confortable. L'indolence moëlleuse du non-choix...

    Oui, rester ici, c'était aussi rester dans l'illusion que les choses allaient s'arranger par elles-mêmes, niant aveuglément le silence assourdissant qui inonde ma boîte mail depuis neuf mois. Illusion confortable, il est vrai, mais aussi mortelle que le chant des sirènes.

    Car non, je n'ai pas trouvé ici l'accomplissement du rêve américain que je m'étais forgé voici bientôt un an. Malgré tout mon optimisme, des efforts tytanesques déployés pour remuer ciel et terre pour que les pièces du puzzle puissent s'ajuster, cela n'a pas suffi.

    C'est ainsi. Il faut s'y résoudre.

    Revenir n'est pas un échec. Loin de là. J'ai en effet récolté bien d'autres choses autrement plus précieuses, dont certaines satisfactions personnelles que l'on n'apprendra jamais dans les livres et qu'aucun diplôme d'aucune université du monde ne pourra remplacer.

    Décision toutefois ô combien douloureuse qui me conduit à laisser derrière moi celui pour lequel j'étais venu, au bénéfice d'un alignement des planètes qui semblait alors parfait.

    Une relation formidable avec un garçon qui l'est tout autant. J'ai beaucoup grandi avec lui. Il m'a aimé au-delà de tout ce que je pouvais imaginer et ce fut réciproque.

    La coupure, nette et radicale n'en est que plus féroce. 

    Depuis 3 jours, je ne dors qu'à coups de somnifères. Chaque matin je me réveille en pleurant, songeant à ce bonheur perdu, et à lui, probablement triste à en mourir.

    Même s'il ne l'approuve pas, il comprend ma décision et je sais qu'il finira par ne plus m'en vouloir.
    Good-bye, little yellow bird.
    I'd gladly mate with you.

    I love you, little yellow bird,
    But I love my freedom, too.
    C'était notre chanson. C'était sa sonnerie. En même temps s'affichait la photo de ce grand gaillard au sourire d'enfant qui savait si bien me faire rire autant que me faire enrager. Aujourd'hui je ne peux plus l'écouter sans fondre en larmes...

    Entouré de ses amis qui l'adorent, je lui souhaite de vite aller mieux.

    À présent, un éprouvant voyage m'attend. Ma ligne de route est claire. Du travail m'attend déjà de l'autre coté de l'atlantique. Fort de mon passé, l'avenir m'appartient. Et plein de belles choses avec lui. 

    Restons optimistes, tant bien que mal.

    Good-bye little yellow bird...



    31 octobre 2014

    La stratégie de l'attente

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    Attendre, prendre mon mal en patience, croiser les doigts, continuer d'y croire, perséverer, envers et contre tout... Lutter contre l'inertie demande une énergie hallucinante pour ne pas sombrer à mon tour dans les limbes de la déprime la plus abyssale. C'est dur. Très dur. C'est même une forme de violence sourde, invisible, insidieuse, éreintante, capable de terrasser le moral le plus tenace. Heureusement, malgré des coups de déprime qui m'assaillent sans relâche, je tiens bon et me relève. Pour le moment.

    Cette semaine sera peut-être celle qui marquera un tournant important et me permettra de m'extraitre de la spirale du néant dans laquelle je sombre. Une rencontre professionnelle qui devait durer une petite heure et dont je suis ressorti au bout de plus de trois et demi, une connivence intellectuelle parfaite, l'envie manifeste de travailler ensemble, des idées à profusion... Cela fait du bien, un peu d'espoir.

    Hier j'ai à nouveau anéanti les dragons de l'immobilisme administratif en déposant un dossier d'admission à l'université. Hé oui, c'est à ce prix là que je pourrai accéder à la première marche de cet escalier kafkaïen autour duquel je tourne depuis de trop longues semaines. Retourner sur les bancs de la fac, quelques mois, mon cheval de Troyes pour rentrer dans la Matrice et pouvoir ensuite la modeler selon mon désir, et tout faire pêter. Descendre, pour mieux remonter ensuite.

    Point de réjouissances anticipées, rien n'est encore joué. Il me faut encore attendre, prendre mon mal en patience, croiser les doigts, continuer d'y croire, perséverer, envers et contre tout, espérer que la commission d'admission acceptera mon dossier, que les servives de l'immigration daigneront me déliver un permis d'études dans des délais raisonnables et que mon interlocuteur tiendra parole.

    L'incertitude règne en maître.

    23 octobre 2014

    Chronophages !

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    Les journées racourcissent, vous vous ennuyez au bureau chez vous, vous n'avez pas d'amis ? Pas de panique, voici une nouvelle fournée de petits chronophages testés et approuvés par Tambour Major !

    Omino
    Parmi les nombreuses variantes de Tétris, voici Omino. Quoique ne présentant rien de vraiment révolutionnaire, Omino offre quelques challenges intéressants, notamment de nouvelles formes bien coriaces qui viendront semer le bronx dans votre partie, ainsi que des bonus rigolos, comme des bombes pour tout faire péter et remettre un peu d'ordre dans cet agencement rapidement chaotique. 

    Sans être un must, Omino est suffisamment prise de tête pour vous occuper tout un après-midi. En plus il bénéficie d'une jolie musique qui le rend plutôt agréable.


    Hook
    Hook est un jeu de réflexion en apparence anodin, au design noir et blanc sans grandes fioritures. Le but est de dénouer ce qui l'est. Simple dans ses premiers niveaux, afin de permettre au joueur d'apprendre les règles de base assez intuitivement, Hook devient rapidement compliqué, prise de tête et plutôt addictif.

    On clique, on dénoue, on essaie de dénouer. Zut, ça bloque ici, mais aussi là....
    Bon et si on ouvrait d'abord ici ? Ha non, ca marche toujours pas...


    Game About Squares
    Alors, là Game About Squares c'est mon gros coup de coeur. J'y ai beaucoup joué dans le métro, oubliant parfois de descendre à la bonne station tellement j'étais absorbé. C'est à Fitz  que je dois cette trouvaille

    Pas de musique, pas d'animation de folie. Juste des carrés de couleur qui se déplacent dans une seule direction à la fois, des ronds de même couleur, sur lesquels il faut les placer. Et c'est tout.

    Attention, malgré son principe ultra simple, Game About Squares est une véritable cochonnerie qui vous tiendra en haleine pendant des heures. Certains niveaux sont d'une extrême difficulté et mettront vos nerfs à rude épreuve. On a beau tourner dans tous les sens, le bleu  d'abord ? Non, le rouge... Grumpf, rien à faire, on est bloqué. Et pourtant il y a une solution rongjûdjû !!

    Et puis tout d'un coup, au bout de plusieurs minutes heures jours parties, la solution se place d'elle-même, comme une évidence. Allez comprendre... Et l'on s'arrache les cheveux de plus belle au tableau suivant.

    Démoniaque !


    Mini Métro
    Enfin, je vais terminer par  Mini Metro un jeu très original auquel j'ai pas mal joué ainsi que quelques amis twittos dont Fitz, tnÅ et Tarval.

    Vous devez construire et gérer les lignes de métro d'une ville (fictive) et éviter l'engorgement des stations. Au fur et à mesure du jeu, vous pourrez obtenir des rames supplémentaires, d'autres locomotives, ouvrir d'autres lignes, obtenir la possibilité de creuser de nouveaux tunnels sous le fleuve qui bloque le passage... et ne pas faire attendre trop longtemps les passagers !

    J'ai eu la chance de jouer à différentes versions de Mini Metro, notamment les toutes premières qui étaient vraiment difficiles. La version actuelle est presque facile comparée à la première mouture. Par exemple, désormais, la locomotive ne ralentit plus lorsqu'elle passe sous la rivière, ce qui ralentissait en conséquence la desserte des stations suivantes et augmentait dangereusement les risques d'implosion. Mais le jeu reste agréable, joli et assez intelligent. 

    Prenant sans être réllement prise de tête, Mini Metro vous occupera sans vous en rendre compte.

    Merci qui ?

    20 octobre 2014

    La madame qui se coiffait comme Marilyn Monroe

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    La scène se passe autour d'un buffet froid servi dans une salle paroissiale. Une centaine de personnes, pour la plupart retraitées, dévorent avec avidité pains sandwiches et autres salades de pomme de terre à la mayonnaise dans un joyeux brouhaha. Toisant l'assistance de son oeil de lynx, chéri me dit au creux de l'oreille : "Retourne-toi et regarde la madame blonde coiffée comme Marilyn Monroe".

    Me retournant aussi discrêtement que possible, et ne sachant pas à quoi m'attendre, j'aperçois, assise à quelques pas de moi, une dame d'un certain âge, entre 65 et 70 ans je ne saurais dire exactement, rondouillette, le double menton prohéminent, très élégamment vêtue, et permanentée comme si elle sortait de chez le coiffeur. 

    Aussitôt après l'avoir sommairement dévisagée, chéri répondit amusé à mon air interrogateur : "Cette Madame, c'est un homme... Marc a été traumatisé la première fois qu'il l'a rencontrée car elle parlait avec une voix androgyne de madame qui a fumé un paquet par jour toute sa vie. tout en lui écrabouillant la main" joignant le geste à la parole, mimant la face héberluée de Marc alors que ses phalanges étaient réduites en nanoparticules par une poigne féminine anormalement virile. Automatiquement mon regard revint sur cette grosse madame alors en train de dévorer un part de gâteau au chocolat tout en disctutant avec sa voisine.

    Cette révélaltion m'a tout d'abord gêné l'espace de quelques minutes, avant de laisser la place à un trouble qui, plusieurs jours après, ne s'atténue pas. 

    En réalité, je ne suis pas certain de savoir ce qui m'a le plus perturbé : le fait d'avoir face à moi une personne qui n'est pas ce qu'elle paraît être, une personne transexuelle dont le secret se trouve soudain éventé ? où le fait de me sentir mal du fait même de me poser ce genre de question ?

    Après y avoir bien réfléchi, je crois bien que c'est ça qui m'a le plus dérangé : d'avoir à m'interroger sur l'identité d'une personne en raison de l'image sociale qu'elle projette, c'est à dire, pour employer une expression à la mode, d'avoir à m'interroger sur l'identité d'une personne en raison de son genre.

    Car si l'on ne m'avait pas dit que cette personne était transsexuelle, non seulement je n'aurais rien remarqué, mais en outre je ne crois pas qu'il me serait venu à l'esprit de remettre en cause ce que me dictaient les apparences, lesquelles satifsaisaient sans la moindre vaguelette aux conventions du jeu social.

    Et c'est à ce point de mon cheminement que la balle m'est revenue en pleine poire d'une manière spectaculaire. 

    Nous autres, les gays, qui avons milité et militons encore pour que notre orientation sexuelle ne soit pas un critère discriminant ni discriminatoire de quelque façon que ce soit, je me trouvais dans la situation - je n'irai pas jusqu'à dire juger, mais au moins de considérer, ou plus exactement de me sentir mal à l'aise face à quelqu'un pour exactement les mêmes motifs que ce contre lesquels je me bats. Parce que oui, je fais partie de ceux qui considèrent qu'un homme ce n'est pas d'abord un pénis, ni qu'une femme puisse être réductible à un vagin, ni une personne puisse être réductible à son orientation sexuelle. Et me voilà en train de me poser mille questions et de ressentir un je-ne-sais-quoi de profondément malaisant parce que la personne en face de moi n'est pas du sexe qu'elle prétent être...

    Bam, prends toi ça dans la gueule.

    Qui plus est, la situation de malaise était accentué par l'âge de cette madame. Entre 65 et 70 ans comme je l'ai déjà dit. Si aujourd'hui les  choses se sont améliorées, je ne suis pas sûr que ce qu'a traversé cette dame pour en arriver là où elle en est maintenant, mérite un sourire sarcastique ou une messe basse moqueuse. Elle a probablement fait partie celles qui en vu des vertes et des pas mûres, qui en ont probablement chié comme personne, au-delà de l'immaginable, pour réussir à assumer ce qu'elle est, par-delà les apparences.

    Oui j'ai été troublé mais aussi ému. J'aurais bien aimé lui parler, à cette dame, pour qu'elle me raconte. Et moi je me rends compte que j'ai encore beaucoup de progrès à faire en matière de tolérance. 

    18 octobre 2014

    Carrés au riz soufflé

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    Aujourd'hui, on va faire dans le food porn le plus absolu. Je veux parler d'un truc vraiment décadent. T'as même pas idée à quel point c'est scandaleux.

    Quinze minutes et une poignée d'Euros, c'est tout ce dont tu auras besoin pour préparer ce petit bijou de dépravation, repoussant d'un cran les limites de l'obscénité culinaire la plus triviale.

    Prêt ?


    Carrés au riz soufflé
    (Super facile - Super pas cher - Super bon) 
    Ingrédients :
    • 1/4 de tasse de beurre
    • 1/2 cuillerée à café de vanille (ou tout autre arome de ton choix)
    • 6 tasses de riz soufflé non sucré (type Rice Krispies)
    • 1 tasse de pépites de chocolat (lait, noir, ad lib !)
    • 250g de guimauves ordinaires
    Préparation : 
    1/ D'abord, tu prends une grosse casserole à bords hauts, genre cocotte minute, de diamètre assez grand. 24 cm est un minimum. Tu comprendras vite pourquoi. Fais fondre le beurre à feu doux puis ajoute les guimauves.


    2/  Remue jusqu'à ce que ça fonde de façon homogène. Tu dois obtenir une pâte bien visqueuse et sans grumeau. Attention, ça attache vite.


    3/ Ajoute la vanille ou l'arôme de ton choix. Attention : on donne dans l'outrage aux bonne moeurs. Alors évite l'extrait de fleur jasmin pourpre du Bengale 100% Bio, acheté en épicerie fine 45 Euros. Non. Prends du lourd, du bien chimique, avec des poils. Un truc bien artificiel à la fraise rose fluo  par exemple.


    4/ À ce stade, tu peux mettre ton feu au strict minimum de sa puissance. Il est important de maintenir une petite source de chaleur pour que la masse ne solidifie pas trop rapidement dans ta cocotte lors des minutes à venir.

    5/ Ajoute le riz soufflé en remuant pour bien mélanger. Ici on dit "brasser". Tu vas voir, l'expression prend tout son sens avec cette recette ! Brasse comme un dingue en allant bien décoller la pulpe du fond de ta marmite. Tu le sens ton bras qui commence à chauffer là ?


    6/ En cours de route, ajoute le chocolat. Nous on a mis du chocolat noir. Une tuerie. Oué, la marque s'appelle Le Décadent. Tu crois vraiment que c'est un hasard ?


    7/ Une fois que toute la guimauve a été bien agglutinée sur toutes les céréales, et que ton chocolat a commencé à fondre, verse la préparation dans un moule à gratin assez grand, préalablement beurré.

    8/ Presse bien pour faire une sorte de grosse galette bien compacte et plane. Mets-y les mains, c'est encore meilleur.


    9/ Laisse refroidir une petite heure à température ambiante. Découpe en gros cubes ou toute forme de ton choix puis mords à pleine dents.

    Oué, vas-y, vautre-toi dans la luxure sans aucune retenue. Et en plus je suis sûr que tu aimes ça...


    Quelques derniers trucs de gourmand
    À la place, ou en plus, des pépites de chocolat, tu peux ajouter à peu près n'importe quoi de sucré, comme des fruits secs, des M&M's...

    Le riz soufflé peut être remplacé par des korn flakes. Rien que d'y penser j'ai la bouche en émois.

    Et si tu es vraiment cochon, plonge tes carrés dans du chocolat fondu.

    Scandaleux  je te dis...

    15 octobre 2014

    La photo du mois : "Prendre l'air"

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    Après presque un an d'absence, voici le retour sur ce blog du rendez-vous mensuel avec La Photo du Mois !

    Chaque 15 du mois, à midi heure de Paris, les blogueurs participants publient chacun une photo (et une seule !) en fonction d'un thème donné à l'avance.

    Ce mois-ci, le thème nous est proposé par La Fille de l'Air et il s'agit de : Prendre l'air.

    Thème très ouvert et assez facile de premier abord, sauf si l'on veut espérer ne pas faire la même photo que tout le monde et sortir (je l'espère !) des sentiers battus. Après mille hésitations, j'ai finalement choisi cette photo :

    Prendre l'air, le roi des instruments y est passé maître ! Prendre (de) l'air à pleins poumons pour que, sous les doigts du musicien et les voûtes séculaires, jaillissent, par la bouche de ses tuyaux immobiles, mille harmonies majestueuses.

    Pour information, il s'agit de l'orgue construit en 1994 de la chapelle de Bishop's University, à Lennoxville. Un très bel endroit aux gracieux bâtiments victoriens.

    Envie de prendre l'air ? Allez donc voir ce que proposent les autres participants à La photo du mois !

    A'icha, Agathe, Agnès, Agrippine, Akaieric, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Angélique, Anne, Annick, Arwen, Aude, Autour de Cia, Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Blue Edel, Brindille, Calamonique, Cara, Cécile Atch'oum, Céline in Paris, CetO, Champagne, Chat bleu, Chloé, Christophe, Cocazzz, Crearine, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Destination Montréal, E, El Padawan, Elsa, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, Fanfan Raccoon, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Homeos-tasie, Isa ToutSimplement, Isaquarel, Josiane, Julia, Kenza, KK-huète En Bretannie, Krn, La Dum, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Nantaise à Paris, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Laurie, Lavandine, Lavandine83, Les bonheurs d'Anne & Alex, Les Filles du Web, Louisianne, Loulou, Lyonelk, magda627, Mahlyn, Mamysoren, Maria Graphia, Marie, Marmotte, MauriceMonAmour, Memories from anywhere, Milla la galerie, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Philae, Photo Tuto, Pilisi, Pixeline, princesse Emalia, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Salon de Thé, Sandrine, Sephiraph, Sylvie, Tataflo, Testinaute, Thalie, Tuxana, Vanilla, Xoliv', Yvette la Chouette, Zaza

    13 octobre 2014

    Promenade au parc Maisonneuve

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    Se promener dans les parcs publics dont la ville abonde se situe quelque part dans le top ten des choses qui sont extrêmement agréables à faire à Montréal.

    Ayant la chance d'habiter à quelques minutes du grand parc Maisonneuve, l'un des plus grands de Montréal, situé dans l'Est de la ville, j'en ai fait l'une de mes destinations de choix pour prendre périodiquement un grand bol d'air. 

    Et l'air, il y a largement de quoi en respirer de grandes bouffées, tout au long des 80 hectares que compte ce parc. 

    Situé juste à côté du complexe olympique, il a été sévèrement remanié dans les années 70 afin que soient construits les équipements qui devait accueillir les jeux de 1976.

    En été comme en hiver, le parc Maisonneuve est un lieu incontournable de l'Est de Montréal. Il fait bon venir s'y promener pour y chercher un peu de calme, un peu de soleil, un peu de fraîcheur à l'ombre de ses nombreux arbres, y faire la sieste ou se prélasser de tout son saoûl sur l'une des nombreuse chaises longues parsemées çà et là.

    C'est d'ailleurs bien comode pour y observer à loisir toute la faune exotique de coureurs, de joggeurs et autres cyclystes qui, l'été venu, exposent sans complexe muscles et poils... Hé oui, c'est aussi cela, les charmes du Québec !

    Retour de la fraîcheur oblige les joggeurs qui, naguère, se trimbalaient en petits shorts affriolants laissant découvrir leur pilosité étourdissante, ont revêtu des joggings dont les vertus érotisantes ne sont plus à démonter.

    En ce moment, le feuillage d'automne offre un autre spectacle absolument éblouissant. Aujourd'hui particulièrement, auréolé de lumière délicieuse et un ciel d'azur immaculé, les couleurs étaient d'une rare beauté.

    Sous les arbres les écureuils gambadent allègrement en ondulant de tout leur corps gracile, comme des vaguelettes de poils. J'ai essayé d'en amadouer un pour lui gratouiller le menton, en vain. 

    Il est six heures et déjà le soleil décline. Mes pas crissent dans le tapis de feuilles mortes qui jonchent le sol. Les ombres s'allongent. Le parc peu à peu se vide et regagne sa quiétude vespérale, sous le regard impassible de la tour du stade dont la haute stature domine l'horizon. 

    10 octobre 2014

    L'aigle et le moineau

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    Encore ces rêves étranges qui viennent perturber mon sommeil. Ce matin je me suis réveillé aussi fatigué que la veille au soir. 

    Cette nuit j'ai rêvé que je tondais la pelouse chez mes parents, un tiède soir d'été, sur un terrain en forte pente qui n'existe pas dans la réalité. Au détour d'une touffe d'herbes hautes, je découvre un genre de gros aigle blanc camouflé dans un nid creusé à même le sol. Il me regarde, je vois ses yeux perçants, et son bec pointé en ma direction, sans agressivité immédiate.

    L'instant d'après, le gros oeuf qu'il devait être en train de couver est éclos. Un poussin, paré ce qui lui tient lieu de premières plumes, se tient déjà debout, à peine extrait de son sarcophage ivoire. Un moineau passe à proxitimé du nid. L'aigle blanc s'en saisit et aussitôt commence à le déchirer à coups de bec. Le sang perle à travers les plumes qui lui recouvrent la tête. Je ne suis même pas attristé du sort de ce pauvre animal dévoré vif.

    Je continue à tondre la pelouse, en songeant à cet examen qui m'attend demain à l'université et pour lequel je n'ai pas assez travaillé. Une angoisse m'étreint. La même que celle qui s'emparaît de moi à la veille de mes interros de maths.
    Malaise.

    La conversation d'hier soir avec un eustie de gros cave n'y est certainement pas pour rien. M'entendre dire grosso-modo que mon parcours universitaire est à l'opposé de toutes les valeurs capitalistes du Canada, n'aide pas à garder l'optimisme que je m'efforce de cultiver, contre vents et marées. Je ne sais même pas s'il a eu conscience d'être blessant.

    Mes angoisses du moment s'expriment comme elles le peuvent...

    5 octobre 2014

    Vole, vole, vole la feuille

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    Vole, vole, vole la feuille  au vent... 
    Cette ritournelle m'est instinctivement revenue en tête alors que je me promenais en l'autre jour en admirant dea feuilles mortes soufflées par le vent.
    Les vacances sont finies,
    Les bleuets fanés,
    L'hirondelle est repartie,
    Au revoir l'été.
    Oui, au revoir l'été pour cet année. L'automne est bel et bien là. Impossible de se tromper. Les splendides couleurs cuivrées dont se parent les arbres au Québec en ce moment sont là pour en témoigner. L'arrière saison ici est vraiment splendide. Les arbres peu à peu s'embrasent. Et les écureuils qui gambadent encore un peu partout, sont plus grasouillets que jamais !

    Les bleuets - du Québec ! - sont effectivement fanés. Mais l'on en trouve toute l'année produits sous serres et importés des voisins étasuniens. Tiens, il me faudra refaire un pouding aux bleuets !
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.
    Cette chanson, nous la chantions à l'école primaire, lorsque j'étais en CP, ou quelque chose comme ça. C'est drôle comme certains souvenirs sont tenaces. On la chantait le soir, avant la fin de l'école, dans notre petite salle de classe, aidés par un tourne-disque gris et organge.

    Je me rappelle exactement de la voix un peu nasillarde du monsieur, puis du choeur d'enfants qui reprenait avec lui le refrain sur le disque. J'ignore en revanche qui en est l'auteur et qui l'avait enregistré. 
    Les nuages sont venus,
    Le vent a soufflé
    Et sur l'arbre presque nu,
    La pluie a pleuré.
    En septembre, les journées sont belles, ensoleillées, globalement très agréables. Le soir, le ciel se dore au soleil couchant, jouant avec l'écume des nuages. Les arbres ne sont pas encore nus. Ils le seront dans quelques semaines, avec l'arrivée des premiers coups de gel.

    La pluie, elle est là aujourd'hui. Je n'ai jamais vraiment aimé les temps de pluie, à de rares exceptions. La pluie et le gris du ciel qui va avec elle, suppose le renfort moral du chocolat chaud, d'odeurs épicées et d'une couverture douillette. La pluie renferme sur soi et invite à l'introspection.

    Au contraire la neige, qui ne mouille pas et sublime la nature morte, est une invitation à l'aventure.
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.

    Elle est entêtante cette chanson. Je ne me rappelais plus exactement de toutes les paroles, alors je les ai cherchées sur internet. J'ai atterri sur un forum de maîtresses d'écoles qui cherchaient aussi ce texte et sa musique pour l'enseigner à leurs élèves de CP. Elle est donc toujours apprise. Je me demandent si certains d'entre vous la connaissent...
    À six heures l'horizon,
    Est déjà tout noir,
    Qu'il fait bon à la maison,
    À rêver le soir
    À six heures l'horizon n'est pas encore tout noir. La nuit ne tombe pas pour le moment avant sept heures. Mais en décembre le soir commence à quatre. Cela m'avait un peu choqué lors de mon premier passage ici l'an passé. L'hiver est tellement opressant que l'arrivée de beaux jours est une libération. Mais l'hiver est tellement beau...
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.

    Oui, c'était la chanson de l'automne. Dehors cela sentait la pluie sur les trottoirs et la feuille de maronnier. Emmitouflés dans notre manteau, nous bravions le froid du soir. Une chanson triste, très mélancolique. 
    Et Noël s'en reviendra, 
    Dans l'hiver tout blanc
    Et le gui refleurira 
    Au premier de l'an.
    Noël... dans un peu plus de deux mois. Pour le moment ici, c'est l'effusion de Halloween qui approche. Citrouilles monstrueuses, squelettes et autre colifichets maléfiques envahissent vitrines et rayonnages. L'hiver sera là bien assez vite pour déjà y songer. Profitons de l'automne tant que nous le pouvons. 
    Vole, vole, vole la feuille,
    Vole, vole la feuille au vent.