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  • 29 mars 2017

    Mercredi 29 mars 2017

    3 commentaires
    Bientôt quinze jours que je n'ai rien écrit ici alors qu'à plusieurs reprises j'ai songé à tout ce que, pourtant, j'aurais à y raconter. Pour me souvenir. Pour le relire plus tard. En rire, ou en pleurer. Ou peut-être me remémorer avec un sourire bienveillant cette période de ma vie, intense à tous les niveaux.

    Aussi incongru que cela puisse paraître, mon esprit fut, ces jours derniers, habité par les paroles d'une chanson de François Feldman et Joniece Jamison : "Joue pas". Non, ne joue pas, ne joue pas comme ça, tu ne sais jamais jusqu'où ça ira. 

    Car en effet depuis maintenant quelques semaines, la petite étoile filante qui a traversé ma nuit me dit beaucoup de choses. Belles. Un peu trop rapides peut-être. Un peu trop fortes aussi pour mon petit cœur de midinette... Irrationnelles souvent. Contradictoires parfois aussi. Est-il inconstant ? certainement. Immature ? aussi. Je devrais certainement me protéger beaucoup plus que je ne le fais et mettre mon petit cœur d'artichaut à l'abri de ce jeu, même si j'ai à peu près compris que le chant des sirènes n'est pas celui que l'on croit et qu'il me faut, en la circonstance, ne rien prendre pour argent comptant venant de sa part, sauf à ne pas redouter le naufrage. Ne joue pas, pas avec moi...

    Après beaucoup une rapide hésitation, je vais donc le voir ce weekend, histoire de bien commencer mes courtes vacances - une petite semaine décidée à la va-vite la semaine passée par mon hystérique de boss (va t'organiser des vacances en quinze jours toi...). Faire du tourisme, passer du bon temps, fabriquer de jolis souvenirs aussi avec un garçon dont j'apprécie autant la fraîcheur que la folie douce. Voilà un joli programme.

    Tu es une véritable guimauve ! m'a dit tout à l'heure au téléphone un ami à qui je racontais les derniers soubresauts de mon existence. C'est vrai. C'est exactement vrai. Soit tu vas revenir sur un petit nuage dont on ne pourra plus jamais te faire redescendre, soit tu seras au fond d'un trou dont tu mettras des semaines à te relever. Oui, c'est tout à fait vrai aussi...  Mais qu'importe. J'ai décidé de vivre cette idylle, d'en profiter, même si je ne sais pas très bien où elle mènera, si tant est qu'elle mènera quelque part. Vivons. Jouissons. Esbaudissons-nous. Il en restera toujours quelque chose...

    Ce peut-être-début-de-je-ne-sais-encore-quoi aura au moins eu le mérite de me faire comprendre pourquoi mes relations naissent rarement avec des garçons de Toulouse mais, presque toujours, avec d'autres qui sont plus loin. Et la réponse est d'une simplicité renversante : la distance me laisse croire qu'elle suffira, par elle-même, à interdire quoi que ce soit ; que, de fait, tout sera forcément dénué d'enjeu, la distance excluant a priori l'immixtion de toute prémisse sentimentale saine et durable. Ce qui me fait baisser la garde. Et paf ! Le drame... Je tombe dans le panneau régulièrement. C'est affligeant.

    Alors qu'au contraire je suis habituellement ceinturé par un arsenal militaire difficilement franchissable composé de plusieurs Murs de l'Atlantique, de mines anti-chars et autres tourelles anti-aériennes disséminées un peu partout dans mon périmètre et qui interdisent toute approche à moins d'une demi-année-lumière. C'est ainsi. Ces mécanismes de défense me sont hélas inconscients. Elle est coriace, ma forteresse cathare...  Je n'y peux pour l'instant rien sans un travail approfondi que je ne sais pas comment mener ni par où commencer. Il le faudra pourtant bien.

    Bientôt les vacances donc. Vendredi soir. Une partie dans l'Ouest de la France, le reste dans les Pyrénées, au calme. Au milieu des montagnes dont la cime est encore enneigée en cette saison. Le grand air et quelques belles randonnées me feront du bien. Beaucoup de bien. Que je sois au fond du trou ou la-haut sur mon petit nuage comme me l'a prédit cet ami. Ou peut-être simplement bien, les pieds sur terre, conscient de ma chance de vivre intensément certains segments de ma vie presque ordinaire.

    En rédigeant ce billet, je bois un excellent Madiran 2012 acheté en promo en grande surface. Il titre à 13,5 degrés et commence à cogner un peu, d'autant que j'ai eu une matinée éprouvante. Il me faudra aller en acheter un carton. C'est le genre de chose qu'il faudrait avoir en permanence chez soi et à boire souvent, sans façon. On néglige trop souvent les opportunités de se constituer une petite cave sympathique à moindre frais. Pas besoin de grands crus pour se faire plaisir. Le bonheur passe d'abord par les petites choses. Comme boire une gorgée d'un bon vin ou tenir contre soi un garçon dont la présence est à elle seule apaisante.

    15 mars 2017

    La photo du mois : Sensuel(le)

    13 commentaires
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Mars et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci, Lau* des montagnes nous proposait le thème : Sensuel(le) en nous donnant cette indication :
    Que ce soit une attitude, une courbe, un regard, une matière, un détail, une peau, montrez-nous ce qui est sensuel pour vous. En couleurs ou en noir et blanc, libre à vous de sublimer cette sensualité.
    J'ai trouvé ce thème particulièrement difficile à traiter... D'une part parce que la sensualité relève d'une appréciation éminemment subjective. D'autre part parce que mettre la sensualité - ou du moins quelque chose qui s'en approche - en image m'est apparu comme quelque chose d'extrêmement compliqué. Il faut une idée, ou faire énormément de photos et donc avoir le temps pour cela, pour réussir son coup.

    N'ayant ni trop de temps ni trop d'inspiration, c'est en puisant dans mes archives que j'ai trouvé la photo qui illustrera le thème du mois... 
    La photo du mois continue toute en sensualité sur les autres blogs participants : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Estelle, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Kellya, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Luckasetmoi, Lyonelk, Madame Rêve, magda627, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Natpiment, Nicky, Pat, Paul Marguerite, Philae, Pichipichi Japon, Pilisi, Renepaulhenry, Sous mon arbre,The Beauty is in the Walking, Tuxana, Xoliv', écri'turbulente.

    13 mars 2017

    Petite étoile filante

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    Une photo, en souvenir de cette petite étoile filante qui a traversé mon ciel pendant quelques jours... 

    Cinq belles journées, ponctuées de moments fabuleux qui m'ont fait un bien fou, m'ont rendu heureux, m'ont redonné goût à certaines petites choses auxquelles je n'attachais plus aucune importance, et m'ont fait me sentir bien, tout simplement. 

    C'est une belle page qui vient de s'écrire, avec de jolis souvenirs dedans.

    Une très belle rencontre dénuée a priori de tout enjeu qui m'a fait comprendre que la pesante forteresse cathare s'était progressivement reconstruite autour de moi et qui m'a heureusement fait baisser la garde. Et j'ai aimé sentir cette artillerie voler en éclats, inutile et contrariante. Il faut vraiment que je travaille sur mon lâcher-prise...
    Ce soir, la petite étoile filante est rentrée chez elle, loin d'ici, laissant derrière elle un peu de ce vide qu'elle avait contribué à combler. 

    Qui sait si cette petite étoile filante reviendra, comme elle l'a promis ?
    City of stars
    Are you shining just for me?
    City of stars
    There's so much that I can't see
    Who knows ?

    9 mars 2017

    Se laisser porter

    0 commentaire
    Se laisser porter
    Par les événements
    Un peu d'imprévu 
    De la douceur bienvenue
                          Une caresse 
             
    Un baume apaisant                                
    Sur mes blessures                               
                                                       Se sentir beau
                                                       Dans le regard de l'autre



    Vivre l'instant  
                 
                                       Pour ce qu'il est             
                                       Donné                     

    Tout le temps qui passe               

                                       Ne pas regarder en arrière
                                       Offert

    Ne se rattrape guère               

                                      Ne pas regarder en avant
                                      Librement

    Tout le temps perdu               

                                     Profiter de l'instant
                                     Et laisser faire

    Ne se rattrape plus               


    Se laisser porter...                




    6 mars 2017

    L' HEXACO Kézako ?

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    Depuis quelques jours sur les réseaux sociaux et sur certains blogs, l'on croise une batterie de diagrammes en camembert faisant suite à un petit test de psychologie qui permet de situer sa personnalité  : l'HEXACO. Selon cette méthodologie, notre personnalité serait répartie en 25 facettes et regroupées en six grands aspects :
    • Honnêteté-humilité (et leurs contraires) ;
    • Émotivité ;
    • eXtraversion ;
    • Agréabilité (versus colère) ;
    • Consciencieusité ;
    • Ouverture à l'expérience.
    Bien évidemment, comme je suis friand de ce genre de petite chose, je me suis livré à l'expérience et, quelques cent questions plus loin, le résultat me semble assez représentatif.
    Reprenons point par point :
    1. Honnêteté-Humlité
    L'aspect honnêteté, humilité reflète assez bien mon ressenti qui n'était jusque là que purement subjectif.
    Trop sage, on me le dit parfois. Un ami m'avait dit une fois, sur le ton de la boutade, que je manquais d'impertinence. Il n'avait pas tort. J'y vois la conséquence du magma de valeurs que j'ai reçues par héritage familial : une certaine idée de l'honneur, de la respectabilité, et la crainte du qu'en-dira-t-on. On ne se refait pas.

    2. Émotivité
    L'aspect émotivité, n'est en rien surprenant même si les questions sont insuffisamment précises pour cerner exactement les choses avec toute l'acuité nécessaire. Un fait est constant : je suis un grand anxieux (4,8 sur 5... alors que la moyenne est de 3,7 sur 5). Chez moi l'anxiété est quasiment à son maximum et c'est hélas une tare dont je me passerais volontiers au quotidien. Et je n'oublie pas que ma mère est probablement la personne la plus anxieuse que je connaisse... J'ai dû recevoir quelques gênes particulièrement expressifs de ce côté là (merci maman !).
    Anxiété certes, mais aussi un forte propension à  l'empathie et à des sentiments d'attachement envers les autres. 
    Niveau sensibilité, je suis assez surpris par le résultat (un très faible 2,8 alors que la moyenne est à 3,6), étant l’archétype de la midinette au cœur d’artichaut qui peut s'émouvoir aux larmes devant un beau coucher de soleil... D'un autre point de vue, de par ma profession, j'ai aussi appris à me détacher totalement de certaines situations dont le côté roudoudou caramel et larmes de crocodile ne m'atteignent pas. Enfin, pas toujours... Il doit donc y avoir une pondération de l'un par l'autre, mais il aurait été intéressant de creuser davantage la question.

    3. Extraversion
    Le thème de l'extraversion en revanche est un très exact reflet de ce que je suis, un peu en situation de grand écart.
    Ainsi, quoique tout à fait sociable, plein d'entrain et présentant de fortes aptitudes à jouer le jeu social, je ne suis pas forcément à l'aise au milieu de la foule. Plus que les grande tablées de 70 personnes où l'on discute avec tout le monde et en réalité avec personne, je préfère les petits comités plus intimes, plus ouverts à la confidence et à de véritables rencontres. Souvent j'aime à me décrire comme un homme de l'ombre : je goûte assez peu la lumière des projecteurs. 
    Un ami me demandait assez récemment si, en diverses matières, j'étais du genre à faire le premier pas. Le questionnaire confirme que ma réponse était la bonne lorsque je lui ai répondu que non... 

    4. Agréabilité 
    Suis-je quelqu'un d'agréable ? Ni plus ni moins que la moyenne avec un score 2,9 sur 5 au bénéfice d'une patience élevée (3,8 sur l'échelle de Richter) permettant de contrer une indulgence assez faible (un ridicule petit 2 sur 5 alors que la moyenne est de 2,8). 
    J'y vois le reflet de mes scores de "consciencieusité" (mon dieu que ces néologismes sont moches) qui font que j'aurai tendance à laisser passer un certain nombre de choses, que j'aurai bien évidemment remarquées. Je crois que cela explique en partie le phénomène cocotte-minute auquel je suis parfois confronté : à force d'encaisser, au bout d'un moment, ben ça explose et, à la fin, il y en a un peu partout dans la cuisine...  

    5. Consciencieusité
    Le test m'apprend également que je suis aussi quelqu'un de consciencieux, organisé (4,8 sur 5) et de diligent (4,3 sur 5), ce qui ne me surprend pas outre mesure, ayant été "consciencieusement" éduqué pour cela par ma mère. On notera que l'indice de prudence (un petit 3) est un peu plus faible que la moyenne (qui me surplombe du haut de ses 3,2 sur 5). Il faut y voir le reflet l'écoute parcimonieuse de mon intuition qui, je l'avoue, n'est pas toujours la meilleure conseillère...

    6. Ouverture à l'expérience
    Mon ouverture à l'expérience explose les scores puisque je culmine à 4,6 sur 5 alors que la moyenne est à 3,4 sur 5. Là non-plus je  n'y vois rien de surprenant. Amateur d'art, d'architecture, de photographie, de musique, curieux insatiable non-repenti, musicien à mes heures... J'aurais été surpris qu'il en soit autrement. Mais avec ce genre de test qui vous dissèque les neurones, on ne sait jamais.
    Petite réserve toutefois, je ne comprends pas trop ce que signifie la rubrique "appréciation esthétique" dans lequel je plafonne à 5. Dommage que le test ne révèle pas davantage les arcanes de son interprétation.

    Altruisme
    Enfin mon altruisme est à peine au dessus de la norme (4 sur 5, alors que la moyenne est à 3,5 sur 5), c'est à dire que, selon ce test, j'évite de causer du tort et je réagi avec générosité envers ceux qui sont faibles ou ont besoin d'aide. Là aussi, j'aurais aimé en savoir un peu plus sur la méthodologie, histoire de comprendre la mesure et l'interprétation qui peut en être donnée. En tout cas une chose est sûre : je ne suis pas le pire des radins sans être l'Abbé Pierre non plus ! 

    Et vous, votre HEXACO donne quoi ? 

    3 mars 2017

    Fermons les volets

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    Vendredi, presque 20 heures, le temps du weekend s'annonce et avec lui le moment de fermer les lourds volets de bois de la fenêtre de mon bureau.

    C'est une belle et haute fenêtre en bois qui fait pratiquement toute la hauteur de la pièce, 3 ou 4 mètres, je ne sais pas précisément. Orientée plein ouest elle offre le soir venu une vue imprenable sur de magnifiques couchers de soleil, l'un des spectacles les plus beaux qui soit et dont je ne me lasserai jamais. 

    Evidemment la fenêtre n'a plus toute la rigidité primesautière de son altière jeunesse. Elle vibre dès qu'il fait un peu de vent et laisse s'engouffrer dans la pièce d'abondants filets d'air plutôt contrariants... De même lorsqu'il pleut, il convient de prendre garde à ce que la crémone soit correctement verrouillée sinon, gare aux inondations !

    Le rituel du soir, et plus encore du weekend, est de fermer les volets, afin de parer à toute éventualité climatique qui pourrait nuire à la salubrité de mon bureau. Deux lourds volets de bois à la peinture écaillée, munis de persiennes. C'est joli les persiennes. Cela donne aux volets une légèreté et une élégance ma foi tout à fait respectables. Et  puis je ne connais pas de pénombre plus invitante à la lascivité que celle qui, l'été, filtre entre les doigts d'un volet à persiennes.

    Voici donc venue l'heure de tirer les volets et de plonger mon bureau dans la semi obscurité jusqu'à lundi, le temps de prendre un peu de repos. 

    Repos du travail tout d'abord qui fut particulièrement soutenu. Je crois que je n'ai pas touché terre un seul jour cette semaine. Moi qui déteste la monotonie, je dois dire que je suis particulièrement servi. J'ai même fait des choses qui m'ont passionné et dont j'ai hâte de connaître le dénouement prochain. C'est un fait suffisamment rare pour être noté. 

    Repos de la semaine, ensuite, dont l'actualité aura été d'une rare intensité et m'a fait publier mardi ce petit passage de Montesquieu que j'aime beaucoup. Car j'ai franchement l'impression qu'en ce moment on marche sur la tête et que les choses ne tournent pas tout à fait rond dans notre monde.

    Figurez-vous donc :

    Un candidat à l'élection présidentielle convoqué à sa mise en examen annonce - malgré les défections dans ses rangs et la houle populaire qui l'enjoint de se retirer - qu'il maintiendra sa candidature ;

    L'autre connasse insalubre de Frigide a continué à déverser sur je ne sais plus quel média son discours méphitique teinté de nawak le plus absolu à propos du candidat Macron ;

    Le premier candidat sus-évoqué appelle à manifester contre le "coup d'Etat des juges" dimanche au Trocadéro ;

    Le premier président et le procureur général de la Cour de cassation ont jugé la situation suffisamment ubuesque pour sortir du bois et se sont fendus d'un communiqué historique appelant à la raison... 

    Oui, fermons donc les volets et les écoutilles sur cette semaine.
    Et reposons-nous gaillardement.